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Home -- French -- 10. Diverse -- 1 Themes for the diligent
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10. DIVERS: ISLAM - CHRISTIANISME

Diverse 1 - A Ceux qui cherchent la vérité



1.01 - Introduction

J'ai passé beaucoup de temps en compagnie de mes frères musulmans dont la plupart sont des érudits. Lorsque nous nous sommes engagés dans des débats amicaux et sincères au sujet de la religion, nous avons exploré chaque piste et frappé à chaque porte. Il m'est ainsi venu à l'esprit de résumer ces discours sous la forme d'un livre. Le résultat de l'effort est ici présenté à ceux qui recherchent la justice et dont l'objectif est la vérité, avec l'espoir qu'il leur profitera et les guidera sur le chemin de la vérité. Si, par la suite, la vérité leur apparaît clairement, j'espère qu'ils l'embrasseront et vendront toutes leurs richesses pour l'acquérir.

Dans mon propos, j'ai suivi une méthode acceptable pour tout musulman sensé, et nul chercheur honorable ne peut la désapprouver. Cette méthode consiste à fournir, autant que faire se peut, des preuves tirées du Coran et des traditions aussi bien que de l'histoire, parce qu'elles valent leur pesant d'or pour le musulman et qu'elles ne rencontrent aucune objection de sa part. Ainsi, nous arriverons à la conclusion sur la question. La vérité est certainement la fille de la recherche, comme les savants la définissent. Celui qui cherche la vérité ne voit pas d'inconvénient à parcourir le champ du débat pour la trouver. Celui qui la possède déjà ne peut refuser d'en discuter, parce qu'une telle discussion ne peut que l'affermir dans la vérité. C'est pourquoi, frère musulman, ne vous inquiétez pas de mon invitation à discuter dans un esprit de piété, car ce faisant, vous en tirerez profit, soit pour vous-même, soit pour d'autres. Dans les deux cas, vous sortirez grandi de l'épreuve. Le fait que je cite le Coran et les traditions ne signifie pas que je les reconnais comme véridiques. Les règles du débat rationnel et du droit me permettent bien d'adopter une telle méthode surtout que j'y suis contraint par la nécessité. En effet, le frère musulman, de prime abord, n'accepte pas l'infaillibilité de mon livre saint (la Torah et l'Evangile). Autrement, j'en aurais tiré à son intention de nombreuses preuves de la véracité de chacun des discours contenus dans le présent ouvrage, ôtant ainsi tout doute de son esprit, de sorte que le doute fasse place à la foi.

Frères musulmans, n'avons-nous pas, vous et nous, le même objectif en religion, savoir adorer le Créateur en vue d'atteindre la félicité éternelle après la mort? Ainsi, vous suivez une certaine voie pour atteindre cet objectif, tandis que nous en suivons une autre. Quel mal cela nous ferait-il de discuter de la question en profondeur dans un esprit d'humilité, de piété et d'objectivité? La vérité est une et indivisible; aussi, marchons ensemble dans l'amitié pour gagner la faveur de notre Créateur et jouir finalement de la félicité édénique éternelle. C'est uniquement un amour sincère qui nous a conduit à produire le présent ouvrage ainsi que d'autres. Nous souhaitons que vous marchiez cote à cote avec nous et que vous partagiez avec nous le salut que nous avons obtenu en Christ et jouissiez avec nous de la vie éternelle. Si nous vous souhaitons le bonheur, la joie et le salut auxquels nous aspirons nous-mêmes, c'est que nous ne sommes pas vos ennemis, mais plutôt des amis sincères qui vous aiment. Ne nous témoignez donc pas de la méfiance. Que Dieu vous guide dans le droit chemin.

Dans un débat, il convient d'éviter toute amabilité superficielle; c'est pourquoi je demande l'indulgence de mon frère musulman s'il trouve mes paroles trop dures, car il n'est pas dans mon intention de dénigrer ses croyances. Bien que n'ayant pas l'intention de dénigrer les croyances musulmanes, je voudrais arriver à établir certaines vérités, et cela ne me permet pas de mettre de coté mes convictions propres pour plaire au frère musulman. De même, je n'attends pas de lui qu'il mette de coté les siennes. Après tout, il s'agit d'un débat contradictoire. Toutefois, je promettrai à mon lecteur considéré d'éviter toute trace de provocation, de moquerie ou de mépris. Qu'il soit admis que j'ai fait usage de publications antérieures pour produire cette œuvre. Ma prière à Dieu est qu'elle se révèle une œuvre bénéfique et un moyen d'entente. Dieu est celui qui répond aux prières des cœurs sincères. Il est ma satisfaction et la source dont je tire mon aide.


1.02 - Premier discours: La Torah et l'Evangile

1.02.1 - 1 ère partie: L'authenticité de la Torah et de l'Evangile

Nous croyons que la Sainte Bible (la Torah et l'Evangile) est la pierre angulaire et la fondation de toute doctrine chrétienne, ainsi que le juge auquel les chrétiens font recours pour résoudre les problèmes. Elle est le juste juge qui ne craint pas le blâme mais expose la vérité et supprime l'erreur, le témoin fidèle en matière légale. Je l'ai donc placé en premier dans mon argumentation afin que, si je puis prouver qu'elle est digne de foi à travers des arguments convaincants et logiques, nous puissions la consulter dans chaque cas et nous référer à elle dans chaque controverse, nous rendant à ses jugements et recevant d'elle lumière et orientation. Elle est véritablement une lumière et une juste direction pour tous les êtres.

  1. Dans le Coran, nous lisons les paroles suivantes: "Et Il fit descendre la Torah et l'Evangile auparavant, en tant que guide pour les gens." (Sourate Âl ‘Imrân 3:3)
    Dieu a fait descendre la Torah et l'Evangile pour guider l'humanité.
  2. Dans la Sourate al-Mâ’ida: "Dis: 'O gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Torah et à l'Evangile'." (Sourate al-Mâ’ida 5:68)
    Cela montre bien que la Torah et l'Evangile sont dignes de confiance. Sans quoi, Muhammad ne leur aurait pas apporté son témoignage.
  3. Toujours dans la Sourate al-Mâ’ida: "Que les gens de l'Evangile jugent d'après ce qu'Allah y a fait descendre." (Sourate al-Mâ’ida 5:47)
    Par ces paroles, le Coran montre que c'est Dieu qui a fait descendre l'Evangile et que Muhammad reconnaît son autorité.
  4. Dans la Sourate dite "Les femmes" (al-Nisâ’): "O les croyants! Soyez fermes en votre foi en Allah, en Son Messager, aux Livres qu'Il a fait descendre sur Son Messager et au Livre qu'Il a fait descendre avant. Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers et au jour dernier, s'égare, loin dans l'égarement" (Sourate al-Nisâ’ 4:136)
    Ce passage déclare infidèle le musulman qui ne croit pas au Torah et à l'Evangile de la même manière qu'il croit au Coran.
  5. Dans la Sourate dite "Saba": "Et ceux qui avaient mécru dirent: ' Jamais nous ne croirons à ce Coran ni à ce qui l'a précédé ' " (Sourate Saba' 34:31).
    Ainsi, les habitants de la Mecque étaient informés de l'existence de la Torah et de l'Evangile de la même manière qu'ils l'étaient quant à l'existence du Coran.
  6. Dans la sourate dite 'Le Récit': "Dis-leur: "Apportez donc un Livre venant d'Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je le suivrai si vous êtes véridiques." (Sourate al-Qasas 28:49).
    Il est clair que Muhammad témoigne de la véracité de la Torah et de l'Evangile et de leur égalité avec le Coran.
  7. Dans la Sourate dite 'La Table servie': "Mais comment te demanderaient-ils d'être leur juge quand ils ont avec eux la Torah dans laquelle se trouve le jugement d'Allah?" (Sourate al-Mâ’ida 5:47)
    Ici, il est clairement reconnu que la Torah est saine, qu'elle contient des décrets de Dieu et que quiconque suit ses enseignements n'a pas besoin d'un autre arbitre.

Les versets qui précèdent sont d'une signification évidente et n'ont besoin ni d'interprétation, ni d'explication. La substance de ce texte est que la Sainte Bible (La Torah et l'Evangile) a été révélée des cieux par un Dieu sage et Omniscient pour servir de lumière et de guide au monde. Ses préceptes doivent être observés et suivis. Si quelque musulman n'y croit pas, c'est qu'il y a des manquements dans sa religion et qu'il s'égare au loin. En outre, les habitants de la Mecque connaissaient la Bible aussi bien que le Coran.

Frère musulman, vous retenez-vous toujours de croire en ce Livre malgré ses versets explicites, et le considérez-vous toujours comme non pertinent? Comment vous excuserez-vous au jour du jugement dernier de votre désobéissance aux commandements de Dieu, lorsque les livres seront ouverts? Je vous conseille de lire ce livre (La Torah et l'Evangile), d'y croire et d'obéir à ses préceptes. En faisant ainsi, vous découvrirez la seule façon par laquelle la justice et la miséricorde de Dieu ont été réconciliées. Vous obtiendrez la purification des péchés et parviendrez à la félicité éternelle à travers le Christ Jésus, la personne la plus importante dans ce monde et dans la vie à venir.

Il se peut qu'un frère musulman fasse l'objection suivante "Les versets que vous avez cités sont vrais et vos conclusions, justes. Toutefois, La Torah et l'Evangile auxquels vous me demandez de croire et auxquels le Coran a rendu témoignage ont été altérés et déformés; une main corruptrice les a falsifiés. Ce que vous appelez aujourd'hui La Torah et l'Evangile diffère complètement de ceux auxquels le Coran a rendu témoignage. C'est pour cette raison que le musulman les évite et rejette leurs préceptes. Vous ne le leur reprochez certainement pas!" Je demanderai à l'objecteur et aux autres qui sont du même bord de m'accorder leur attention et de considérer équitablement ma réponse.

Vous avez appris à travers les versets coraniques cités plus haut que Le Livre (La Torah et l'Evangile) était tout à fait parfait et digne de confiance au temps de Muhammad. Autrement, il ne lui aurait pas apporté sa caution et n'aurait pas ordonné aux gens d'obéir à ses préceptes. Vous devez admettre qu'il était sans erreur, exempt d'altération et de falsification, au moins à une époque donnée.

Je voudrais également vous lisiez les versets suivants pour vous rendre compte par vous-même si les déformations dont vous parlez ont pu se produire ou si des humains ont pu altérer Le Livre de cette façon:

"Et récite ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer ses paroles" (Sourate al-Kahf 18:27).

"Nul ne peut modifier ses paroles" (Sourate al-An’âm 6:115).

"Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah" (Sourate Younus 10:64).

"Et tu ne trouveras jamais de changement à la règle d'Allah" (Sourate al-Fath 48:23).

"C'est un livre puissant [inattaquable]; le faux ne l'atteint [d'aucune part], ni par-devant, ni par derrière" (Sourate Fussilat 41:41 – 42).

"En vérité c'est nous qui avons fait descendre le Souvenir (al-Dhikr), et c'est nous qui en somme gardien" (Sourate al-Hijr 15:9).

Ces passages montrent bien que nul ne peut modifier la parole de Dieu, parce que Dieu a fait descendre du ciel un Livre et a promis de le préserver. Si vous disiez que le mot "Souvenir" ici désigne le Coran, je vous répondrais qu'il désigne aussi la Torah et l'Evangile. Pour preuve, nous citerons par exemple le texte coranique suivant: "Demandez donc aux érudits du Souvenir, si vous ne savez pas" (Sourate al-Anbiyâ’ 21:7).

En fait, La Torah elle-même est désignée par le vocable "Coran" dans les versets suivants: "Nous avons déjà apporté à Moïse et à Aaron le Furqan (La Thora) ainsi qu'une lumière et un Souvenir pour les gens pieux." (Sourate al-Anbiyâ’ 21:48).

Si vous dites que cela ne s'applique qu'au Coran, je vous dirai que tout ce qui s'applique au Coran s'applique aussi à la Torah et à l'Evangile. Car la Torah et l'Evangile sont la parole de Dieu et le Coran, selon votre croyance, est la parole de Dieu.

Si vous croyez que Dieu a dit dans le Coran qu'il n'y a ni modification, ni corruption, ni ajout, ni omission à Sa parole (comme Jalalayn l'a dit), comment pouvez vous alors dire, compte tenu de tout cela, que La Torah et L'Evangile ont été altérés? Si vous pensez que cela est possible, il s'ensuivrait que le Coran a pu être modifié, puisque ce qui est admissible pour La Torah et L'Evangile l'est également pour le Coran. Si les hommes sont capables d'altérer la parole de Dieu - La Torah et L'Evangile - il s'ensuit inévitablement qu'ils auraient été capables d'altérer le Coran ainsi que l'a dit al-Razi. Or vous n'admettez pas que le Coran ait été modifié. Vous êtes donc obligé d'accepter que l'altération de la Torah et de l'Evangile est une impossibilité. Vous devez admettre qu'ils sont authentiques, observer leurs préceptes et les adopter comme guides pour vous conduire vers Christ qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Quant à l'allégation de corruption dont parle le Coran dans les sourates médinoises, elle ne se rapporte qu'à quelques juifs. L'Evangile n'est pas concerné par cette accusation. La corruption visée ici était en rapport avec la signification de certains versets, c'est à dire avec leur interprétation, puisque les juifs avaient coutume de les interpréter d'une façon contraire aux souhaits de Muhammad. Al-Razi et al-Baidawi l'ont prouvé dans leur présentation des "textes altérés". Autrement, les paroles du Coran dans les sourates médinoises seraient en contradiction avec les sourates mecquoises.


1.02.2 - 2 ème partie: La preuve intellectuelle

Tout être intelligent sait que le Dieu qui, par sa puissance éternelle, a crée les cieux, le monde et toutes les créatures, est Tout puissant. En outre, il est évident de par la perfection de Son œuvre, la précision des lois universelles et leur constance à travers des milliers d'années, que Dieu est sage. Puisque Dieu est à la fois puissant et sage, Il devait établir une constitution et produire un canon à l'intention de Ses créatures humaines intelligentes en vue de leur permettre de comprendre leur relation avec le Créateur, et leur devoir les uns envers les autres. Ils avaient besoin de connaître la destinée humaine: le châtiment pour ceux qui désobéissent et la récompense pour ceux qui croient et obéissent.

Autrement, le chaos régnerait sans restriction ni lois comme c'est le cas chez les poissons, les grands mangeant les petits. Finalement, l'espèce humaine se serait exterminée, comme les tribus sauvages disparues l'ont fait. La vertu et le vice seraient confondus; en fait, aucune distinction entre les deux, ou même aucun terme pour les désigner n'aurait existé. Un tel état de choses est inacceptable pour celui qui est Tout puissant et sage.

Si cette constitution et ce canon ne sont pas la Torah et l'Evangile, alors dites-moi que sont-ils? Existe t-il un ancien livre saint qui satisfasse ce besoin autant que la Torah et l'Evangile? Pas du tout!

Sans doute, le Dieu Tout puissant et sage, en envoyant vers les hommes un livre pour leur servir de constitution et de guide aurait veillé à le préserver de tout changement, ajout, suppression ou détérioration. S'il n'en était pas ainsi, il (le livre) serait la cible de tous les attaquants. Il y aura une multiplicité de livres, une diversité d'opinions, et la vérité serait perdue dans la perplexité et la confusion. Loin de Dieu de faire une telle chose! Car Il a conservé Ses Livres, la Torah et l'Evangile, siècle après siècle, exempts de modification et d'erreur. Il les a conservés comme un feu de balisage, guidant ceux qui s'égarent.

Il est impossible de parvenir à l'unanimité dans un complot visant l'altération de la Bible (la Torah et l'Evangile).

Pour commencer, la religion chrétienne et le judaïsme étaient déjà répandus en Orient et en Occident, en Syrie, en Turquie, en Egypte, en Ethiopie, en Inde et en Europe. La Bible, surtout l'Evangile, était traduite des textes originaux hébreux et grecs vers les langues des différentes nations telles l'arabe, l'arménien, l'amharique (l'éthiopien), le copte et le latin. Est-il raisonnable de supposer que toutes ces multitudes se rassembleraient et s'accorderaient autour d'une machination pour altérer leur livre, si l'on tient compte des différences de langue et de credo qui les séparent, et surtout si l'on tient compte du fait qu'il y avait de nombreuses dénominations chrétiennes, chacune se réclamant plus orthodoxe que les autres?

Il est indubitable que l'accusation des musulmans selon laquelle la Bible aurait été modifiée est sans preuve. Sinon, où sont les textes qui ont été modifiés, de quels textes s'agit-il, quelle était leur version originale, et quel objectif visait-on en les modifiant? S'il n'y a pas de réponse à ces questions, et il est clair qu'il n'y en a pas, je leur demande: "Comment ose t-on alléguer une chose pareille? Le savant prudent ne s'aventure pas dans une combinaison pareille sans avoir d'abord une preuve à l'appui de son allégation."

L'Evangile avait été traduit en arabe avant l'avènement de l'Islam pour le bénéfice des tribus arabes christianisées que sont: les Himyarites, les Ghassanites, les Rabiya et les habitants de Nadj­ran, de Hira et autres. Autrement, comment auraient-ils pu comprendre le christianisme? Ces faits sont corroborés par le livre "al-Aghani" (les chants), car il relate que Waraqa bin Nawfal (l'écrivain arabe le plus célèbre du temps de Muhammad) a écrit ce livre en y insérant tous les extraits de l'Evangile qu'il voulait. Si donc l'Evangile avait été modifié ultérieurement, les musulmans auraient conservé le texte original pour appuyer leurs accusations.

Quant aux juifs, leur zèle pour la préservation de leur livre est proverbial. Ils connaissent le nombre exact des mots et des lettres qu'il contient, de même que les connaissent ceux qui ont œuvré avec leurs leaders. Ainsi, la Sainte Bible dans sa totalité est exempte d'altération et aucune modification ne l'entachera jamais comme en témoignent le sens commun et l'histoire.

Si les livres prolifèrent, ne laissez pas les nuages cacher la vérité. Faites des investigations, cherchez, comparez. Ainsi, vous parviendrez à la vérité. Car le livre qui condamne la luxure et les penchants égoïstes, qui transforme les cœurs des hommes, dont le contenu est conforme aux attributs divins de pureté, qui plaide pour une vie civilisée, qui est la source de l'amour pour Dieu et pour les hommes, quelle que soit leur confession religieuse, commande d'aimer ses ennemis, désapprouve la vengeance et considère tous les fils d'Adam comme des frères, est très certainement le livre donné par le Créateur de tous les êtres pour être observé par toutes Ses créatures en tout lieu.


1.02.3 - 3 ème partie: La preuve historique

Le caractère inchangé de la Bible (la Torah et l'Evangile) et son authenticité sont indiscutables. Nul autre livre dans le monde n'est aussi solidement éprouvé. Puisque l'histoire est le témoin le plus juste et la preuve la plus véritable, j'ai décidé d'en faire usage dans notre débat pour dévoiler et révéler la vérité de façon indubitable.

Il est évident que la Bible contient un grand nombre de prophéties dont la plupart ont été accomplies. Le reste s'accomplira en son temps. Dieu, par la bouche de ses nobles prophètes, prédit de nombreux événements tels que l'avènement de certains rois et la chute d'autres, la destruction des grandes villes et la disparition de nations glorieuses et arrogantes n'ayant jamais pensé à leur éventuelle destruction.

Le prophète Nahum, par exemple, prophétisa clairement la destruction de Ninive, capitale de l'Assyrie. Ninive était une grande métropole dont les murs s'élevaient à 30,50 mètres, avec un périmètre de 96,558 kilomètres et 1500 tours qui, à l'apogée de sa grandeur, s'élevaient à 61 mètres de hauteur. Cette prophétie fut littéralement accomplie.

Esaïe et Jérémie prédirent la destruction de Babylone, capitale des chaldéens, à l'apogée de sa splendeur et de sa prospérité. En moins de 160 ans à compter de la date de la prophétie, la grande Babylone tomba, conformément à la parole des prophètes. Les détails de sa chute tels que décrits par les historiens Hérodote et Xénophon s'accordent remarquablement avec ce que les prophètes ont décrit.

Parmi les autres prophéties bibliques, il y a celle d'Ezéchiel au sujet de Tyr où nous voyons les faits suivants, attestés et enregistrés pour nous par l'histoire:

En Ezéchiel 26:8, nous lisons que Nebukhadnezzar détruirait la ville de Tyr. Au verset 3, le prophète dit que plusieurs nations s'élèveraient contre elle, au verset 4 qu'elle deviendrait un rocher nu, et au verset 5 que les pêcheurs étendraient leurs filets sur son emplacement. Au verset 12, la prophétie dit que ses restes seraient jetés dans la mer, au verset 14, qu'elle ne serait plus jamais reconstruite, et le verset 21 dit que sa disparition est arrêtée et certaine.

Trois ans après la prophétie d'Ezéchiel, le roi de Babylone assiégea Tyr pendant 13 ans jusqu'à ce qu'elle se rendît (585 - 573 avant J.C). Quand finalement il envahit la ville, il découvrit que ses habitants s'étaient enfuis par mer pour s'installer sur une nouvelle île à un demi mile (environ 804 mètres) de l'ancienne ville. Il rasa alors la ville comme le prophète Ezéchiel l'avait annoncé au chapitre 26, verset 8.

Vint ensuite Alexandre le grand qui encercla la nouvelle ville rebelle, utilisant les ruines de l'ancienne ville pour construire une digue de 60 mètres de large. Il la conquit comme Ezéchiel l'a prophétisé au chapitre 26, versets 3 et 12, et encore une fois conformément aux précisions de la prophétie aux versets 4 et 5, elle devint un rocher nu.

Bien que l'histoire de Tyr ne soit pas terminée avec la terrible campagne d'Alexandre, les attaques successives d'Antigone (314 avant J.C) suivies par celles de Ptolémée Philadelphus (285 -247 avant J.C) mirent fin à son commerce et à son importance comme puissance maritime. Plus tard, en 1321 après J.C, les musulmans l'envahirent et la détruisirent complètement. Elle devint selon les mots du voyageur arabe ibn Batouta, "l'archétype de la destruction... une ruine complète", exactement comme l'avait dit la prophétie au chapitre 26, verset 14.

Ezéchiel en son temps regardait Tyr et voyait une grande ville à l'apogée de sa splendeur de sorte que pour ceux qui entendirent les paroles de sa prophétie tout en contemplant la prospérité et la gloire de la puissante ville, la probabilité de voir ces prophéties se réaliser au bout de sept ans sur la base du pur hasard était d un sur 750 millions. Cependant, toutes ces prophéties se réalisèrent en détail!

"A cause de cela, ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: voici, j'en veux à toi, Tyr! Je ferai monter contre toi des nations nombreuses, comme la mer fait monter ses flots. Elles détruiront les murs de Tyr, elles abattront ses tours, et j'en raclerai la poussière; je ferai d'elle un rocher nu." (Ezéchiel 26:3,4 ).


1.02.4 - 4 ème partie: La preuve archéologique

Si l'histoire rencontre des défis dans son témoignage, la preuve archéologique (relative aux antiquités) ne peut être défiée.

Les Ecritures ont été et sont encore la cible des critiques et l'objet des attaques de la part des athées et des infidèles. Elles s'opposent, en effet, à leurs désirs sensuels, à leurs vues naïves et à leurs philosophies destructives. En conséquence, plusieurs se sont tournés vers les survivances de l'antiquité en Palestine, en Babylonie, en Assyrie et en Egypte dans l'espoir de trouver, si possible, quelque chose pour discréditer les Ecritures inspirées. Ils voulaient prouver au monde que la Bible est un mélange de paroles et de traditions déformées. Cependant, Dieu a déjoué leurs plans; leurs flèches ont manqué la cible et leurs espérances ont été ruinées. En effet, le témoignage de ces découvertes archéologiques était en parfaite harmonie avec les livres inspirés, bien que les auteurs de ces inscriptions aient été eux-mêmes des païens.

Lorsque les frères musulmans virent que les livres de la Torah et de l'Evangile contredisaient les enseignements coraniques fondamentaux, ils avancèrent contre eux l'accusation de corruption, prétendant qu'ils étaient erronés. Mais leur accusation manque de preuve appropriée. Puisque le témoignage de l'archéologie a convaincu de nombreux chercheurs athées, j'ai décidé de faire recours à certaines de ces découvertes archéologiques avec l'espoir que leur témoignage aidera nos frères musulmans comme il a aidé d'autres auparavant.

Les critiques et l'incrédulité des incroyants face à la Bible se fondent sur deux arguments. D'abord, sur l'idée selon laquelle jusqu'à l'époque précédant la captivité babylonienne, l'écriture n'était pas connue ou peu utilisée en Palestine. Par conséquent, ils pensent qu'il est peu probable que Moïse et les autres aient utilisé l'écriture en leur temps. En deuxième lieu, elles se fondent sur la croyance selon laquelle la Torah, contrairement aux historiens, a grandement exagéré le niveau de civilisation du proche orient ancien. Mais les découvertes récentes se sont montrées favorables aux récits bibliques, représentant clairement les civilisations avancées de l'Egypte, de la Babylonie et de l'Assyrie. Sennachérib, Tiglath Pileser et Nebukhadnezzar nous sont représentés à travers leurs chroniques, leur culture et les batailles qu'ils ont livrées. Nous pouvons maintenant voir nous mêmes la forme des lettres utilisées par Esaïe, Jérémie et même Moïse, dans leurs écrits. Ainsi, les pierres ont plaidé en faveur des déclarations de Dieu. Ces découvertes archéologiques ont établi le fait que l'art d'écrire avait été perfectionné au temps d'Ezéchiel, de Moïse et d'Abraham, en fait, depuis 2234 avant J.C. à un niveau semblable à celui que nous avons aujourd'hui.

Je poursuivrai à présent pour mentionner des questions et de grands événements qui, comme vous le verrez, ont été corroborés par les découvertes archéologiques.

Les tablettes assyriennes originales présentement exposées au British Museum confirment le récit de la création (présenté au début de la Torah) de façon étonnante. N'eût été le souci de concision, je les aurais traduits pour le lecteur. Quoique ce récit contienne des éléments de légende, la vérité y transparaît. Il confirme l'existence d'un seul couple humain à l'origine, puisqu'il dit: "Qu'il y en ait deux, créés par le Seigneur à la face noble." Dans le même musée, on peut voir une image peinte sur un ancien pilier babylonien, représentant nos premiers parents avec l'arbre entre eux et le serpent derrière Eve. Cela s'accorde exactement avec le récit de la chute dans le premier chapitre de la Torah.

Tout d'abord, les savants incroyants ont considéré le récit biblique du déluge comme un mythe, une des légendes des temps anciens. Ils pensaient que ce récit ne pourrait pas tenir face à l'examen minutieux d'un savant, et qu'une recherche rigoureuse prouverait qu'il s'agissait d'un faux. Toutefois, ils finirent par perdre la partie lorsque, après de longues investigations, les découvertes archéologiques mirent à nu leurs erreurs flagrantes. Ils avouèrent que le déluge était un fait et reconnurent la vérité. Les plus remarquables parmi eux furent les géologues, car parmi les découvertes faites en Assyrie, il y avait des tablettes actuellement exposées au British Museum et portant une inscription qui décrit comment une arche a été construite, comment des hommes et des animaux de différentes espèces ont été préservés, et comment les eaux de pluie ont couvert la face de la terre(habitée par les êtres vivants), avec tous les détails du récit du déluge.

Dans chaque continent du monde, de grandes quantités de fossiles marins ont été découvertes, rassemblés ou éparpillés sur des espaces solides, sur des montagnes ou dans des vallées profondes. Certains de ces fossiles sont spécifiques à certaines mers. Il y a des restes de poissons et de plantes marines fossilisés enfoncés dans les strates montagneuses. Quiconque est intéressé peut examiner ces choses puisqu'elles sont exposées dans la plupart des musées. Tout cela prouve la véracité du récit biblique du déluge. Autrement, comment ces restes et fossiles de poissons et de plantes auraient-ils pu atteindre ces endroits éloignés de leur milieu d'origine?

Un certain monsieur Smith tomba, dans les ruines de Ninive, sur une tablette qui se trouve présentement au British Museum. Il s'y trouve un récit de la confusion de langues et de la construction de la tour de Babel (Genèse 11). Le même homme trouva dans les ruines d'Assyrie une tablette relatant la destruction de Sodome et de Gomorrhe avec du feu et du souffre comme la Bible le dit en Genèse 19:24. Ces découvertes corroborent le raid du roi Kedorlaomer d'Elam et de ses alliés sur la Palestine. Parmi eux il y avait Amrafel le roi de Shinar et de Babylone sud mentionné au chapitre 14 de la Genèse.

Les historiens Plutarque et Hérodote nièrent l'existence et l'usage du vin à l'époque des récits du prophète Moïse. Cependant, nous savons maintenant, à partir des découvertes archéologiques faites en Egypte, que l'hypothèse de ces historiens était fausse et que le législateur Moïse avait raison. Il y a dans certaines tombes égyptiennes, des images montrant le processus de fabrication de vin, allant de la culture de la vigne jusqu'à l'extraction du jus et sa mise en vase en passant par le pressage des grappes. Des bouteilles portant le mot "ERB", qui signifie "vin", ont été trouvées. Les ruines donnent également la preuve de la famine du temps de Joseph mentionnée dans la Torah (Genèse 41:30).

Des inscriptions égyptiennes montrent que Ramsès le grand a employé les étrangers à la construction des deux villes de Phithom et Ramsès. Cela est en accord avec le texte de Exode 1:11. Par ailleurs, les archéologues ont découvert dans une tombe de Thèbes une mention des israélites et de leur esclavage ainsi que leur engagement dans les travaux publics.

Parmi les témoignages silencieux de la vérité biblique, il y a un morceau de marbre connu parmi les spécialistes de l'antiquité sous le nom de "Pierre moabite". C'est un prêtre du nom de Augustus Klein qui l'a trouvé. Il était d'origine allemande et a vécu longtemps en Palestine, servant au Caire pendant vingt ans comme secrétaire de la mission de l'église anglicane. C'était un savant renommé et il connaissait plusieurs langues. La Pierre, qui date de 890 avant J.C, a été découverte en Transjordanie dans l'ancienne terre de Moab. Elle se trouve à présent au musée du Louvre à Paris. Elle porte une inscription qui consiste en un récit de trente lignes écrit en langue phénicienne, et relatant les guerres entre Misha roi de Moab et Omri roi d'Israël ainsi que les Edomites, comme nous le lisons dans le livre de 2 Rois 3:4-27. Elle mentionne également d'autres détails précis qui sont en accord avec la Bible, mais le manque de place nous empêche de vous les communiquer.

En outre, la découverte récente des inscriptions de Siloé à Jérusalem confirme l'exactitude de ce que nous lisons en 2 Rois 20:20, Esaïe 22:9,11, portant que Ezéchias a détourné le bras supérieur de la source de Gihon pour le conduire à travers un canal souterrain jusqu'au coté ouest de le cité de David.

Dans les ruines de Ninive, un cylindre portant le récit de la guerre entre Sargon roi d'Assyrie (722 avant J.C.) et Ashuri roi d'Ashdod sous le règne d'Ezéchias (Esaïe 2:1), a été découvert. Ce cylindre se trouve maintenant à Londres.

Une autre colonne hexagonale fut trouvée avec un récit du siège de Jérusalem. Elle se trouve également à Londres. Sennachérib, roi d'Assyrie, l'assiégea en 705 avant J.C, comme le relate 2 Rois 18:13-16.

Nous avons, dans les nombreux anciens manuscrits de la Bible, le témoignage irréfutable de la véracité du Livre. Ces manuscrits se trouvent dans les plus importantes bibliothèques et musées d'Europe. Ils sont écrits sur du parchemin en cuir dans la langue grecque originale de l'Evangile ainsi que dans d'autres langues. Certains d'entre eux sont constitués de la Torah et de l'évangile dans leur totalité. D'autres sont constitués de certains livres de la Bible. Certains de ces manuscrits sont:

  1. Codex Vaticanus (manuscrit du Vatican) - Vous le trouverez dans le palais du Vatican à Rome. Il a été écrit environ 250 ans avant l'hégire.
  2. Codex Sinaiticus (manuscrit du Sinaï) - Nommé d'après le nom du Mont Sinaï où il a été découvert. Il se trouve maintenant au British Museum à Londres et est constitué de la Torah et de l'Evangile. Il fut rédigé 200 ans environ avant l'hégire.
  3. Codex Alexandrinus (manuscrit d'Alexandrie) - Ce document se trouve dans la salle du trésor du British Museum à Londres. Il a été écrit 200 ans avant l'hégire et contient la Torah et l'Evangile.
  4. Codex Ephraemus (manuscrit d'Ephraïm) - Il se trouve présentement à Paris. Il fut écrit 150 ans environ avant l'Hégire et contient l'Evangile.

En outre, l'histoire suivante fit la une des journaux en 1948 et fut considérée comme l'un des événements historiques les plus mémorables. Un certain Muhammad al-Deeb Badawi du peuple des Taamirah gardait son troupeau près de la Mer Morte. Lorsqu'un mouton grimpa sur le flanc de la montagne, il lui lança une pierre. Entendant le bruit d'une poterie cassée, il lança une autre pierre. Il grimpa ensuite sur la montagne et s'avança avec précaution à travers un trou pour entrer dans une grotte, s'attendant à y trouver un trésor. En fait, il en trouva un; toutefois, ce n'était pas seulement pour lui-même et pour sa tribu, mais pour le monde entier!

Cette découverte consiste en une série de paquets de Saintes Ecritures, parmi lesquels le livre du prophète Esaïe, un livre biblique datant de 700 ans avant J.C. Elle se révéla un témoignage éloquent en faveur de l'exactitude de la Bible, puisque les livres découverts sont conformes aux copies aujourd'hui en circulation. Ainsi, elle réfute les fausses accusations selon lesquelles la Bible a été falsifiée, et défie et met à nu les fausses accusations. Ces rouleaux sont aujourd'hui connus sous le nom de "Qumran" ou de "Rouleaux de la Mer morte".

Depuis la découverte de cette précieuse grotte, il est devenu très clair que la copie et la transmission du saint Livre de Dieu est la preuve vivante de la direction du Saint-Esprit dans la vie de l'Eglise de Christ qui est la dépositaire du mystère de Dieu. Les chrétiens possèdent de nombreux autres manuscrits, certains écrits avant l'Islam, et d'autres qui lui sont contemporains. Nous ne les avons pas cités par souci de concision. Si nous comparons les copies des Ecritures traduites en plus de 300 langues et qui se trouvent aujourd'hui entre les mains des juifs et des chrétiens à ces anciens manuscrits, nous trouverons un haut niveau d'harmonie entre eux. Ils peuvent être examinés par quiconque le désire!


1.03 - Deuxieme discours: La Coran a-t-il abroge la Torah et l'Evangile?

Lorsque le destrier musulman perd la bataille du débat par manque de preuve et qu'il doit accepter le fait que la Torah et l'Evangile sont exempts d'erreur et de modification, et qu'ils ont été révélés par le Dieu de la sagesse pour servir de guide et de lumière à tous les hommes, il se rabat sur l'argument selon lequel le Coran a abrogé la Torah et l'Evangile. Mais c'est là une accusation non fondée et une grande diffamation, parce que le Coran lui-même n'avance pas une telle chose. Au contraire, il clame très fort et en un arabe limpide qu'il a été révélé pour confirmer la Torah et l'Evangile et veiller à leur préservation, comme vous le verrez dans les versets suivants:

"Et croyez à ce que j'ai fait descendre en confirmation de ce qui était déjà avec vous" (Sourate al-Baqara 2:41)

"Il est la vérité confirmant ce qu'il y avait déjà avec eux" (Sourate al-Baqara 2:91)

"Ensuite un messager vous viendra confirmer ce qui est avec vous" (Sourate Âl ‘Imrân 3:81)

"Il a fait descendre sur toi le Livre avec la vérité, confirmant les Livres descendus avant lui" (Sourate Âl ‘Imrân 3:3)

"O vous à qui on a donné le Livre, croyez à ce que Nous avons fait descendre, en confirmation de ce que vous aviez déjà" (Sourate al-Nisâ’ 4:47)

"Ce Coran n'est nullement à être forgé en dehors d'Allah mais c'est la confirmation de ce qui existait déjà avant lui, et l'exposé détaillé du Livre" (Sourate Younus 10:37)

"Et sur toi (Muhammad) nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui" (Sourate al-Mâ’ida 5:48)

"Dis: O gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Torah et l'Evangile" (Sourate al-Mâ’ida 5:68)

L'homme prudent n'avance pas une accusation sans avoir l'assurance de pouvoir l'étayer avec un millier de preuves. Certains de nos frères musulmans abordent cette question sans réfléchir. Si nous leur disons: "produisez vos preuves si vous êtes véridiques", ils nous avancent des arguments vides de sens et faibles du genre: "le dernier abroge le précédent". En d'autres termes, le Coran est venu après la Torah et l'Evangile, donc il les abroge! D'autres disent que puisque le Coran contient la Torah et l'Evangile, nous n'avons plus besoin de ces derniers. Je ne pense pas, avec tout le respect que je dois à l'intelligence du lecteur, que j'aie besoin d'aller en guerre contre de si faibles "preuves", puisque le Coran lui-même m'évite cet effort. Les sept versets précédents, ainsi que des dizaines d'autres, démontrent sans équivoque que le Coran est venu pour attester la véracité de la Torah et de l'Evangile, pour les confirmer et veiller sur eux, c'est à dire comme gardien et conservateur. Il n'a jamais prétendu avoir été envoyé pour abroger leurs préceptes, et il n'y a pas trace, dans le Coran, d'une telle prétention. En vérité, c'est plutôt le contraire qui se comprend, car en plus du fait qu'il les confirme et les atteste, il exhorte ouvertement les juifs et les chrétiens, disant: «O gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Torah et à l'Evangile».

Si l'idée d'abrogation avait été vraie, nous n'aurions pas vu Muhammad exhorter les juifs et les chrétiens à garder les commandements de la Torah et de l'Evangile. De même, nous ne l'aurions pas vu demander aux musulmans d'y croire. Le Coran ne dit nulle part qu'il contient la Torah et l'Evangile pour que le musulman dise qu'il n'a pas besoin de ces derniers. En fait, le Coran dit plutôt le contraire comme nous pouvons le voir dans la Sourate al-Anbiyâ’ 26:193-196: "Et l'Esprit fidèle est descendu avec cela sur ton cœur, pour que tu sois du nombre des avertisseurs, en une langue arabe très claire. Et ceci était déjà mentionné dans les écrits des anciens (envoyés)" [la Torah et l'Evangile]

Ainsi, la dernière citation confirme que la Torah et l'Evangile contiennent le Coran: "Et ceci était déjà mentionné dans les écrits des anciens". N'est ce pas étrange que nos amis musulmans prétendent que le Coran les renferme sans en donner la preuve?

Même si le Coran n'avait pas soutenu la Torah et l'Evangile, on ne peut tirer argument de son silence pour dire qu'il les a abrogés et qu'on n'a plus besoin d'eux. Grâces soient rendues à Dieu, le Coran n'a pas fait une telle chose, mais a plutôt cherché à établir ses propres paroles sur l'autorité de la Torah et de l'Evangile et s'est placé sur le même pied d'égalité qu'eux: «Dis-leur: 'apportez donc un livre venant d'Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je les suivrai si vous êtes véridiques» (Sourate al-Qasas 28:49). Le Coran a essayé à plusieurs reprises de convaincre les Arabes de la véracité du message biblique et du grand besoin qu'ils ont de ce livre en disant que la Torah et l'Evangile ont été révélés dans des langues étrangères à une nation étrangère, et pour être "à chaque peuple une guide" (Sourate al-Ra'd 13:7). Et puisque les Arabes ne pouvaient comprendre ces langues, Dieu a fait descendre le Coran de la même manière (que la Torah et l'Evangile) dans votre propre langue, en un arabe clair: "Et avant lui, il y avait le livre de Moïse, comme guide et comme miséricorde. Et ceci est [un livre] confirmateur, en langue arabe, pour avertir ceux qui font du tort et pour faire la bonne annonce aux bienfaisants" (Sourate al-Ahqâf 46:12).


1.04 Troisieme discours: Tous ont péché, meme les prophetes!

Dieu créa l'homme pur et fit pour lui une habitation de bonheur dans le jardin d'Eden. Il n'y avait là rien pour le distraire de l'adoration. Cependant, il désobéit à la parole de Dieu en mangeant le fruit défendu. Ainsi, il perdit tout. Adam était un représentant de ses descendants et par sa rébellion, il brisa l'alliance que Dieu fit avec lui. Depuis lors, ses descendants regrettèrent cette représentation à cause de ses conséquences. Adam réagit à la tentation et tomba dans le péché. Puisque nous, humains, sommes ses descendants, nous avons hérité de cette faiblesse et naissons avec les mêmes penchants, conformément aux lois de l'hérédité. Cependant, nous ne sommes pas punis pour son péché; car nous aussi avons été désobéissants, bien que nous soyons informés de la désapprobation de Dieu. Nous avons réellement péché comme il l'a fait. Les paroles suivantes le confirment: "Adam chuta, et ainsi fit sa descendance; Adam oublia et mangea le fruit, et sa descendance oublia; Adam pécha et sa descendance fit de même." Ces paroles, attribuées à Tirmidhi et à d'autres, sont justes et véridiques. En bref, le fait que Adam fut le représentant de ses descendants est une réalité indubitable parmi les savants musulmans. Le Shaikh Muhyiddin Ibn al Arabi a écrit un article à ce sujet au chapitre 305 de son livre. Si Adam, que Dieu avait créé pur, a désobéit aux ordres de son Seigneur, que peut-on dire, à plus forte raison, de ses faibles descendants? Nous trouvons donc que tous ont péché et n'atteignent pas à la gloire et à la miséricorde de Dieu.

L'histoire et l'expérience nous enseignent toutes deux que le cœur de l'homme est méchant et nos cœurs nous disent que "l'âme est très incitatrice au mal" (Sourate Yousuf 12:53). Toutes les fois qu'il trouve la possibilité de satisfaire son désir, il le fait, à moins que son Créateur ne l'en dissuade. Bien que nous sachions que le péché et la méchanceté sont interdits, nous faisons violence à nos consciences, nous soumettant à notre nature corrompue pour faire ce qui est interdit. Avez-vous remarqué que l'alcoolique, bien que connaissant le mal que son habitude cause à sa santé, à son emploi et à sa religion, la maintient tout de même? Il est entraîné par des forces intérieures; il en est de même pour le voleur, le fornicateur et le calomniateur.

Notre expérience nous enseigne que nous avons au-dedans de nous des penchants et des passions répréhensibles. Ce sont là les conséquences de la corruption de la nature humaine, et elles combattent nos consciences et s'opposent à nos bonnes intentions. Ainsi, nous nous retrouvons captifs, faisant ce qui est contraire à la volonté de Dieu notre Créateur.

Nous ne connaissons pas d'homme qui soit sans péché. Aucun être humain n'a jamais prétendu être sans péché, excepté Jésus. Nous en reparlerons plus loin dans ce livre.

Le verset suivant souligne le fait que tous les hommes sont corrompus, lorsqu'il dit: "L'âme est très incitatrice au mal" (Sourate Yousuf 12:53). Commentant ce verset, al-Razi a dit: "L'âme humaine incite au mal: en d'autres termes, elle incline à la méchanceté, désire la rébellion et a une nature aimant ardemment les plaisirs. Puisque l'attraction vers les choses matérielles prédomine en elle et que son désir de s'élever vers les choses plus hautes est rare, on estime qu'elle nous a incités au mal" (Paroles d'al-Razi). Ce qui est également clair, c'est que l'article défini" l' "(dans l'expression "l'âme") nous renvoie à l'espèce humaine. Nous pouvons donc dire que chaque âme incite au mal. La forme (la-'ammara en arabe) traduite par "très incitatrice" est une forme d'insistance ou d'exagération du fait de l'utilisation du "la-". Il est donc certain que l'âme de chaque homme l'incite à la méchanceté et à un profond désir de désobéissance.

Le verset suivant est encore la preuve que tous ont péché: "Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [l'enfer]: car [il s'agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable. Ensuite, Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés" (Sourate Maryam 19:71-72). Al-Razi a dit: "On ne peut dire 'ensuite, nous délivrerons, etc.' si tous ne devaient pas y descendre (dans le feu)". D'autres informations à ce sujet vont dans le même sens. Lorsqu'on s'enquit du sens de ce verset auprès de Jabir, il dit: "J'ai entendu le Prophète de Dieu ... dire que 'al-wuruud' , y descendre, signifie 'entrer' et tous, sans exception, bons ou mauvais, y entreront". Jalal ad-Din, interprétant le mot 'waariduha' (y descendre), dit qu'il signifie 'entrer et être brûlé' ". Al-Razi le confirme dans son interprétation du verset "Donc, celui dont les bonnes actions pèseront lourd" (Sourate al-A’râf 7:8), "mais les péchés du croyant seront pardonnés".

Cela ne montre t-il pas clairement que tous pèchent et que certains seront punis pour un temps tandis que d'autres resteront dans le feu éternellement? Une autre preuve du fait que tous ont péché est le verset suivant: "Et quiconque s'aveugle (et s'écarte) du rappel du Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable" (Sourate al-Zukhruf 43:36). Puisque le souvenir du nom de Dieu est perpétuellement au-dessus du pouvoir de l'homme, il n'est pas étonnant que Satan soit engagé dans une bataille continuelle avec chaque homme. Lorsqu'on demanda à Muhammad quelle est la meilleure bataille (djihad), il répondit: "C'est la bataille que vous engagez contre vos passions". Cette bataille a été appelée "la lutte suprême". Il a été également dit: "Votre pire ennemi est au-dedans de vous, c'est vous-même". On voit là la corruption de la nature humaine et le mal qui se cache au fond du cœur ainsi que l'inclination à pécher de diverses manières.

La vérité qui découle de ces choses est que l'espèce humaine est corrompue et pécheresse, et que n'eussent été la grâce et la miséricorde de Dieu, nul ne serait justifié. Les musulmans considéraient le fait de se dire sauf de la colère de Dieu comme un péché grave. Nous avons ainsi démontré par des preuves irréfutables que tous ont péché. En conséquence, ils ont besoin du sacrifice de Christ pour l'expiation de leurs péchés. Sinon, ils seront envoyés en enfer pour satisfaire la justice de Dieu. Puisqu'ils ont cette faiblesse et cette inclination au péché héritées de leur père Adam, ils ont aussi besoin du Saint-Esprit, l'Esprit de Dieu, pour purifier leurs âmes. Ils en ont besoin pour enlever petit à petit les penchants mauvais et transformer les pensées tortueuses et les émotions corrompues. C'est là ce que la Bible appelle la nouvelle naissance ou la seconde naissance.

Les chrétiens croient que conformément à l'enseignement de la Bible, tous ont péché, et que la corruption s'est abattue sur toute la race humaine. Puisque les prophètes sont des êtres humains, ils sont, eux aussi, des pécheurs. Les chrétiens croient également que ces prophètes et apôtres, que Dieu a choisis pour avertir les hommes et leur apporter Son message ont été préservés dans leur tâche, que le message ait été oral ou écrit. Ainsi, Dieu les a préservés de l'oubli ou de l'erreur, les guidant dans leurs efforts par Son Saint-Esprit, les inspirant dans ce qu'ils devraient dire aux hommes. Cependant, ils (les prophètes et les apôtres) n'étaient pas immunisés contre le péché dans leurs actions et leur conduite normales, indiquant ainsi la faiblesse inhérente à la nature humaine et démontrant le fait que la pureté absolue et la perfection appartiennent au seul Dieu, Tout-puissant et glorieux.

Du reste, le péché mérite la colère de Dieu et les feux de la géhenne, que ce péché soit grand ou petit. Ainsi, bien que le meurtre soit différent du vol ou de la malédiction, tous méritent la même punition de Dieu, car chacun d'eux constitue une offense et une désobéissance. Ce fait est soutenu par de nombreux versets de la Torah et de l'Evangile, par exemple "Tous sont égarés, tous sont pervertis; il n'en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul" (Romains 3:11-12) et "Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23). Nous en trouvons la confirmation dans le Hadith (tradition) à travers le texte qui suit: "Si quelqu'un extorque le bien d'autrui de sa main droite, Dieu doit le mettre au feu et lui refuser le paradis". Un homme dit: "O Prophète de Dieu, même s'il s'agit d'une petite affaire?" Il répondit: "Même si c'est une baguette de bois d'arak".

Passons maintenant aux péchés des prophètes. Les musulmans ne s'entendent pas quant à l'infaillibilité des prophètes. Certains ont dit qu'ils étaient absolument sans péché. D'autres ont dit qu'ils ont péché dans leur enfance, mais qu'ils sont devenus infaillibles quand ils ont atteint l'âge adulte. D'autres ont cependant restreint leur infaillibilité à leur rôle de messagers tout en admettant qu'ils pouvaient pécher dans d'autres domaines. Ce dernier point de vue est celui qu'épousait le Shaikh Muhammad Abdou, bien que le Coran indique clairement, comme vous le verrez tout à l'heure, que la plupart des prophètes ont commis des transgressions qui n'étaient pas seulement des petits péchés, mais aussi de grands péchés selon l'entendement des musulmans.

Les théologiens musulmans distinguent deux sortes de péchés, les majeurs et les mineurs. Dieu pardonne les péchés mineurs, mais pas les majeurs. Il existe, selon eux, dix-sept péchés majeurs:

  1. l'infidélité
  2. la persistance dans les péchés mineurs
  3. le fait de perdre espoir en la miséricorde de Dieu
  4. se dire sauf de la colère de Dieu
  5. le faux témoignage (le parjure)
  6. le fait de diffamer un musulman
  7. le faux serment
  8. la magie
  9. la consommation de l'alcool
  10. l'extorsion d'argent aux orphelins
  11. l'usure
  12. l'adultère ou la fornication
  13. la sodomie ou toute pratique semblable
  14. le vol
  15. le meurtre
  16. le fait de fuir d'une bataille contre les infidèles
  17. la désobéissance aux parents

Ainsi, dans leur entendement, tout croyant qui a commis l'une de ces offenses et qui ne s'est pas repenti sera puni du feu de l'enfer. Tout autre péché est considéré comme mineur.

Adam a péché, comme la Sourate Taha 20:121 permet d'en conclure: "Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s'égara". Des commentateurs ont dit qu'il a désobéit à son Seigneur en mangeant du fruit de l'arbre: "...N'approchez pas de l'arbre que voici: sinon vous seriez du nombre des injustes" (Sourate al-Baqara 2:35). Baidawi a dit: "Il erra par rapport à ce qui fut requis de lui et fut fautif en recherchant l'immortalité par la consommation du fruit de l'arbre; soit en rapport avec ce qui lui fut demandé, soit en rapport avec le droit chemin en se laissant tromper par l'ennemi". Al-Razi admit qu'Adam pécha, mais prétendit que c'était avant son office de prophète. Il poursuivit pour dire qu'il désobéit et erra, mais seulement pour ce qui est de la consommation du fruit de l'arbre. Puisqu'il s'en est repenti, sa transgression ne sera pas comptée contre lui. Cependant, Al-Razi ne nous a pas confirmé que le péché s'est produit avant l'appel, mais seulement qu'il a été pardonné parce qu'il s'est repenti. Nous convenons avec lui sur ce dernier point, mais cela n'enlève rien au fait qu'il a désobéi et s'est écarté du droit chemin.

En outre, la désobéissance est l'un des péchés graves, comme le verset suivant le dit: "Et quiconque désobéit à Allah et à son Messager aura le feu de l'enfer pour y demeurer éternellement" (Sourate al-Djinn 72:23). En disant: "Son Seigneur l'a ensuite élu, agréé son repentir et l'a guidé" (Sourate Taha 20:122), le Coran montre que Adam a désobéi et s'est ensuite repenti. Se repentir, c'est regretter son péché, le confesser et s'engager à ne pas le répéter. Et on ne se repent que pour avoir désobéi, car Adam lui-même s'est repenti pour sa désobéissance comme ses paroles le montrent: "Tous deux dirent: O notre Seigneur, nous avons fait du tort à nous-mêmes. Et si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement du nombre des perdants" (Sourate al-A’râf 7:23).

Voici donc Adam, l'un des plus éminents prophètes, obéissant à Satan, l'écoutant, doutant de son Sublime Seigneur et convoitant l'immortalité. Ce faisant, il pécha et son péché est considéré comme l'un des plus graves.

Noé pécha, comme nous le voyons dans la Sourate Nouh 71:24-28: "Ne fais (Seigneur) croître les injustes qu'en égarement ... Et Noé dit: 'Seigneur ne laisse sur la terre aucun infidèle!" Quand il devint évident qu'il avait péché, il dit: "Seigneur, pardonne-moi d'avoir commis un péché grave". Les commentateurs, toutefois, essaient d'adoucir ce verset. Cependant, sa signification ne peut être que celle que nous avons présentée.

Abraham pécha, ainsi que nous le lisons dans la Sourate al-An’âm 6:76-77: "Quand la nuit l'enveloppa, il observa une étoile et dit: 'voilà mon Seigneur!' Puis, lorsqu'elle disparut, il dit: 'je n'aime pas les choses qui disparaissent.' Lorsque ensuite il observa la lune se levant, il dit: 'voilà mon Seigneur!' Puis lorsqu'elle disparut, il dit: 'si mon Seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés". Il en fut de même lorsqu'il aperçut le soleil. S'il croyait ce qu'il disait, il était alors un idolâtre. Sinon, il mentait. Dans les deux cas, ce sont des péchés graves.

Ainsi, nous lisons dans la Sourate Ibrâhîm 14:41: "O notre Seigneur! Pardonne-moi, ainsi qu'à mes père et mère ainsi qu'aux croyants, le jour de la reddition des comptes". Ici, Abraham demande clairement pardon pour lui-même, pour ses parents et pour les croyants. De même, nous lisons dans la sourate al-Baqara 2:260: "Et quand Abraham dit: 'Seigneur! Montre-moi comment tu ressuscites les morts', Allah dit: 'Ne crois-tu pas encore? Si! dit Abraham; mais que mon cœur soit rassuré". Ici, nous voyons Abraham douter de la puissance de Dieu, et cela constitue un péché grave. Nous lisons dans le Hadith: "Nous avons, plus qu'Abraham, une inclination au doute".

Dans la Sourate al-Anbiyâ’ 21:63, nous lisons qu'Abraham a dit: "C'est la plus grande d'entre elles que voici qui l'a fait". Abraham avait brisé les idoles et lorsqu'on l'interrogea, il mentit en disant que c'est la grande idole qui avait brisé les petites. Selon Abû Huraira, le prophète de Dieu a dit que Abraham a menti seulement trois fois, dont deux fois au sujet de la personne de Dieu. C'était lorsqu'il dit: "Je suis malade", "C'est la plus grande [idole] qui l'a fait" et "Sara est ma sœur" quand le géant voulut s'approcher d'elle (cité par Bukhari et Muslim).

Moïse pécha, ainsi que nous le voyons dans la Sourate al-Qasas 28:15-16: "Il entra dans la ville à un moment d'inattention de ses habitants; il y trouva deux hommes qui se battaient, l'un était de ses partisans et l'autre de ses adversaires. L'homme de son parti l'appela au secours contre son ennemi. Moïse lui donna un coup de poing qui l'acheva. [Moïse] dit: 'Cela est œuvre du diable. C'est vraiment un ennemi, un égareur évident'. Il dit: 'Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même; pardonne-moi'. Et Il lui pardonna. C'est Lui vraiment le Pardonneur, le Miséricordieux!" De même, dans la Sourate al-Shu’arâ’ 26:20: "Je l'ai fait, dit Moïse, alors que j'étais encore du nombre des égarés". Et quand Moïse retourna vers les siens, irrité et inquiet, il dit: "Quelle chose abominable avez-vous faite en mon absence; quoi, avez-vous outrepassé le commandement de votre Seigneur? Et il jeta les tablettes à terre, et saisit la tête de son frère (Aaron), le tirant à lui. Il dit: 'O Seigneur, pardonne-moi ainsi que mon frère, et fais-nous entrer dans ta grâce; Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux". (Sourate al-A’râf 7:150-151)

Ces versets montrent de façon évidente que Moïse a commis un meurtre et qu'il a senti que c'était là un péché grave. Il le confessa donc et demanda pardon. De même, il pécha lorsqu'il se fâcha, jeta les tablettes de pierre et insulta son frère. Quand il prit conscience de son péché, il demanda pardon pour lui-même et pour son frère. Quant au péché d'Aaron, il consista à fabriquer le veau d'or pour que les israélites l'adorent.

Joseph, pécha, ainsi que nous le voyons dans la Sourate Yousuf 12:24, dans son affaire avec la femme de Potiphar, chef de l'armée de Pharaon. "Et, elle le désira. Et il l'aurait désirée n'eût été ce qu'il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de nos serviteurs élus".

David pécha, ainsi que nous le voyons dans la Sourate Sâd 38:24-25: "Et David pensa alors que Nous l'avions mis à l'épreuve. Il demanda donc pardon à son Seigneur et tomba prosterné et se repentit. Nous lui pardonnâmes. Il aura une place proche de Nous et un beau refuge". Il pécha en se rendant coupable de meurtre et d'adultère comme le décrit en détail la Torah dans 2 Samuel 11 et 12. Cependant, lorsqu'il vit qu'il avait commis un crime, il demanda le pardon de Dieu et fut pardonné. Tout cela est clairement affirmé dans la Torah, ce qui vous épargne les paroles longues et contradictoires des commentateurs. Des récits récurrents prouvent la chute de David et révèlent sa pénitence et son grand chagrin ainsi que le pardon qu'il obtint, comme le mentionnèrent Ans ibn Malik, Ibn Abbas, Wahb ibn Munabbih et d'autres.

Salomon pécha, comme nous le voyons dans la Sourate Sâd 38:31-35: "Quand un après-midi, on lui présenta de magnifiques chevaux de course, il dit: 'Oui, je me suis complu à aimer les biens (de ce monde) au point [d'oublier] le rappel de mon Seigneur jusqu'à ce que [le soleil] se soit caché derrière son voile. Ramenez-les-moi'. Alors il se mit à leur couper les pattes et les cous. Et nous avions certes éprouvé Salomon en plaçant sur son siège un corps. Ensuite, il se repentit. Il dit: 'Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil". Des commentateurs tels que al-Kashshaf, al-Razi et d'autres ont donné à ces versets des interprétations tout à fait divergentes, citant de nombreux récits pour soutenir leur position. Cependant, le résultat est que les chevaux l'ont empêché de se souvenir de Dieu et de la prière. On a même dit qu'il a fini par les abattre.

En fait, les versets de Sourate Sâd 38:34-35 révèlent que Salomon a péché. Autrement, pourquoi aurait-il demandé pardon s'il ne s'était pas senti coupable?

Jonas pécha, ainsi que nous le voyons dans la Sourate al-Sâffât 37:139-144: "Jonas était certes du nombre des messagers. Quand il s'enfuit vers le bateau comble, il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté [à la mer]. Le poisson l'avala alors qu'il était blâmable. S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Allah, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour ou l'on sera ressuscité". Le verbe "demeurer" indique que Jonas a désobéi à son Seigneur, et le coté étrange de l'affaire est qu'il a désobéi bien qu'il soit "du nombre des messagers". La preuve se trouve dans les mots "il était blâmable". Une confirmation supplémentaire vient des paroles selon lesquelles, par sa désobéissance, il méritait de demeurer dans le ventre du poisson "jusqu'au jour ou l'on sera ressuscité", n'eût été le fait qu'il était "parmi ceux qui glorifient Allah" (c'est à dire de ceux qui demandent pardon). Sinon, quel serait le sens du verbe "glorifier" dans ce contexte?

Muhammad pécha, comme on peut le déduire de la Sourate al-Fath 48:2: "Afin qu'Allah te pardonne tes péchés, passés et futurs, qu'Il parachève sur toi Son bienfait et qu'Il te guide sur une voie droite". On lit aussi dans la Sourate Muhammad 47:19: "Et implore le pardon pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes", et dans la Sourate al-Mu'minoun 23:57: "Et demande pardon pour ton péché" ainsi que dans la Sourate al-Nisâ’ 4:105-106: "Nous avons fait descendre vers toi le Livre avec la vérité, pour que tu juges entre les gens, selon ce qu'Allah t'a appris. Et ne te fais pas l'avocat des traîtres. Et implore d'Allah le pardon car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux".

Le premier verset montre que Muhammad a péché, même avant cette parole, et qu'il péchera encore par la suite. Si, comme al-Razi, al-Kashshaf et d'autres, on dit qu'il recherche le pardon pour son peuple, le second verset vient réfuter cela et démontrer que ce qu'on lui demande, c'est de demander pardon pour son propre péché d'abord, puis pour les péchés des croyants des deux sexes.

Certains érudits musulmans ont dit que ce qui constitue le mérite des hommes pieux, ce sont les "mauvaises actions" de ceux qui sont proches de Dieu (muqarrabîn). Si un homme pieux désobéit à Dieu dans les petites choses, Dieu lui imputera cette désobéissance comme un péché grave. Souvent, ce qu'il ne considère pas lui-même comme péché lui est imputé jusqu'à ce qu'il demande pardon. Ils disent que c'est ce qui est arrivé à Muhammad. Ce qu'ils oublient c'est que, conformément à leur croyance, c'est Dieu qui parle dans ce verset et qui dit: "Implore pardon [Muhammad] pour ton péché, ainsi que pour les croyants et les croyantes". Dieu prendrait-Il pour un péché ce qui ne l'est pas, et demanderait-il d'implorer Son pardon pour cela?

Dans la Sourate al-Ahzâb 33:37, nous lisons: "Quand tu disais à celui qu'Allah avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l'avait comblé: 'Garde pour toi ton épouse et craint Allah', et tu cachais dans ton âme ce qu'Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zaid eut cessé toute relation avec elle, nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d'Allah doit être exécuté".

Les faits sont les suivants: Muhammad libéra son esclave Zaid et l'adopta comme fils après qu'il se fut converti, puis le maria à une femme noble du nom de Zainab. Mais quelques temps plus tard, le prophète fit connaître ses sentiments à celle-ci par les paroles: "Louange à celui qui change les cœurs". Zainab en fit alors part à son mari. Celui-ci comprit les intentions de Muhammad. S'étant approché de lui, et faisant semblant d'en avoir librement décidé, il dit: "Je souhaite me séparer de ma compagne". Muhammad eut l'air de ne pas le comprendre et dit: "Qu'y a t-il? La suspectes-tu?" Il répondit: "Non, mais à cause de sa noblesse, elle me traite de haut". Muhammad lui dit alors: "Garde pour toi ton épouse" (voir le commentaire que al-Kashshaf fait de ce verset, page 213, volume 2, et ce que Baidawi en dit).

Nous le voyons ici dissimulant ce que Dieu devait révéler. Il a essayé de faire croire aux hommes que s'il a épousé la femme de Zaid, ce n'était qu'en obéissance au commandement de Dieu. Comme vous pouvez vous en rendre compte par ces textes, Muhammad pécha en dissimulant son affection pour Zainab et en prétendant quelque chose qu'il ne ressentait pas intérieurement. D'où le reproche: "Tu cachais en ton âme ce qu'Allah allait rendre public".

Dans son commentaire de ce verset, al-Razi dit: "En ce que tu voulais épouser Zainab". Mais al-Razi se reprit en disant: "Il craignait Dieu et avait peur des hommes, aussi Dieu le reprit-il par ces paroles: 'C'est Allah qui est plus digne de ta crainte'." Nous concluons qu'en cela aussi Muhammad pécha, ayant craint ce qu'il n'avait pas à craindre.

Dans la Sourate al-Isrâ’ 17:74, nous lisons: "Et si nous ne t'avions pas raffermi, tu aurais bien failli t'incliner quelque peu vers eux". Al-Razi écrit, citant al-Zajjaj: "Si Nous ne t'avions pas raffermi, c'est à dire raffermi dans la vérité par Notre protection, tu étais sur le point de t'incliner vers eux, donc de pencher vers eux très légèrement", ce qui indique une légère inclination. Qatada fit remarquer que lorsque ce verset fut révélé, le prophète dit: "Oh Dieu, ne m'abandonne pas à moi-même un seul instant (même pas un instant ou le temps d'un battement des sourcils)". Ce verset ne montre t-il pas que Muhammad a péché, ou du moins qu'il n'était pas immunisé contre le péché, puisqu'il a dit: "Ne m'abandonne pas à moi-même le temps d'un battement des sourcils"?

Dans leurs écrits, Muslim et Bukhari attribuèrent à Muhammad la parole suivante: "Nul d'entre vous n'entrera au ciel si ce n'est par la miséricorde de Dieu". L'un d'eux dit: "Pas même toi, ô prophète de Dieu?" Il lui répondit: "Pas même moi sauf si Dieu m'entoure de Sa grâce". Il est dit d'Abû Huraira qu'il entendit le prophète de Dieu dire: "Certainement, je demanderai le pardon de Dieu et me repentirai soixante-dix fois par jour" et certaines sources disent plus de soixante-dix fois. On tient de Ibnat Khalid et Abû Huraira ce qui suit: "Le prophète de Dieu disait: 'Ô Dieu, je cherche auprès de Toi un refuge contre le tourment de la tombe et contre le tourment du feu' " (Bukhari, volume 1).

Pour ceux qui sont honnêtes, il ressort très clairement des passages ci-dessus cités que notre père Adam est tombé dans la désobéissance, que les pensées de son cœur se sont corrompus et qu'il a commencé par avoir une inclination au mal. De même, nous ses descendants avons naturellement hérité de lui cette corruption et cette inclination au péché. Cela nous est également confirmé par l'expérience personnelle.

Nous avons vu que les grands prophètes ont commis des transgressions, même Muhammad le prophète des Musulmans. Ainsi, tous les hommes en tout lieu ont besoin d'un Sauveur pour les sauver du tourment préparé pour ceux qui transgressent les lois de Dieu et commettent des péchés. Ils ont besoin d'une Rédemption sans tâche pour racheter leurs âmes et montrer la justice et la miséricorde de Dieu. Une telle chose ne peut être accomplie que par la crucifixion de Jésus Christ, par Sa mort qui est un sacrifice pour l'humanité afin que quiconque croit en Lui voit ses péchés pardonnés et se voit purifié par le Saint-Esprit. Ainsi, il recevra la vie et la félicité éternelles.

Je ne comprends pas pourquoi nos frères musulmans veulent blanchir les prophètes de toute tâche, contrairement aux déclarations de l'ensemble des livres considérés comme révélés (munzal). Il en est ainsi puisque aucun des prophètes n'a jamais prétendu être sans péché, mais que tous ont admis être faibles et pécheurs. Dieu a véritablement révélé des livres et consigné par écrit des articles de foi selon Sa sagesse suprême. Il possède toute la sagesse dans la réalisation de Ses travaux et connaît parfaitement les besoins de l'humanité.


1.05 - Quatrieme discours: La crucifixion

1.05.01 - Introduction

La loi civile et la loi islamique prescrivent toutes deux que la sévérité de la punition pour transgression ou pour crime doit être proportionnelle à l'importance de la personne offensée. Par exemple, si un élève à l'école insulte son condisciple, il sera puni légèrement, tandis que s'il insulte un professeur, il sera exclu de l'école. En matière judiciaire, si quelqu'un injurie son pareil, cela est considéré comme une offense, mais s'il injuriait le juge, sa punition serait plus grande. Si toutefois il insultait le roi, sa peine serait encore plus lourde. Mais s'il péchait contre Dieu que nul ne surpasse en grandeur et en sainteté, combien plus grande serait sa punition! Il serait sans doute condamné à une peine douloureuse et éternelle.

Dieu est juste et ne peut donc pas fermer les yeux sur la plus petite offense. En conséquence, nous devons admettre que ceux qui pèchent contre Dieu - "car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23) - seront punis à rester éternellement dans le feu. Alors si cela se passe ainsi, où est la miséricorde de Dieu? Et si Allah a pitié de ces pécheurs et leur pardonne sans les punir, où est Sa justice? Pour cela, Il a trouvé un moyen permettant de réconcilier Sa justice et Sa miséricorde.

1.05.02 - 1 ère partie: L'objectif de Dieu à travers la crucifixion: Comment cette réconciliation fut-elle réalisée?

Adam désobéit à son Seigneur (ce qui signifie qu'il pécha) et fut expulsé du jardin d'Eden (Genèse 3). Le Coran fait mention de cela dans la Sourate al-Baqara 2:36: "Peu de temps après, Satan les fit glisser de là et les fit sortir du lieu où ils étaient". Il mérita alors la mort éternelle. Les mauvais désirs grandirent en lui et l'inclination au péché prit racine dans son cœur. Ses descendants aussi héritèrent cette inclination et marchèrent sur les traces de leur père. La terre fut remplie de méchanceté et la destruction des hommes pour satisfaire la justice de Dieu devint inévitable, puisqu'ils ne pouvaient trouver le moyen de se transformer pour retrouver leur état originel: l'état de pureté et de sainteté convenables pour le ciel où seuls ceux qui sont purs peuvent entrer. En outre, Dieu ne peut ignorer Ses propres lois, parce que Sa justice demande que le pécheur paie de Sa vie et cette justice suit son cours. "L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l'iniquité de son père, et le père ne portera pas l'iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui et la méchanceté du méchant sera sur lui" (Ezéchiel 18:20). Si le législateur n'applique pas sa propre loi, alors il n'y a plus de justice!

Linguistiquement, la justice est opposée à l'injustice et signifie intégrité, droiture, rétribution. La miséricorde, linguistiquement, signifie douceur de cœur, bienveillance, bonté et pardon. D'autres disent que c'est renoncer à punir quelqu'un qui le mérite. Puisque Dieu est miséricordieux, Il a voulu faire miséricorde à l'homme et le sauver du feu du jugement (mais sans négliger la justice. C'est pourquoi Il a décrété l'œuvre de Rédemption de toute éternité. Elle a d'abord commencé par les sacrifices sanglants qui sont le pivot de la loi mosaïque. Les fils d'Adam ont offert des sacrifices, même avant que la loi écrite ne soit révélée. Ceux venant après eux firent de même, jusqu'à ce qu'une loi traitant de la question en détail soit donnée à Moïse, le porte-parole de Dieu. Nous y voyons comment Dieu a procédé pour enseigner les hommes comme des enfants, en vue de leur faire comprendre la laideur du pécheur et ses conséquences douloureuses. Il divisa les animaux en «purs» et «impurs» et leur enseigna le principe que "presque tout, d'après la loi est purifié avec du sang, et sans effusion sang il n'y a pas de pardon" (Hébreux 9: 22). Ainsi, il apprit au pécheur à offrir en sacrifice pour son péché un animal pur, sans défaut. Il devait le tuer et le placer sur le feu pour montrer que le pécheur mérite d'être mis à mort. Toutefois, il pouvait obtenir le pardon au moyen du sacrifice vicarial. Tous ces sacrifices étaient un type du sacrifice de Christ, puisqu'ils ne pouvaient jamais en eux-mêmes racheter quelqu'un du fait de leur valeur inférieure.

Quand vint le moment, Dieu envoya Sa Parole, Christ, qui prit une forme humaine et devint homme comme nous. Il partageait beaucoup de choses avec nous, mais il n'a jamais péché et il n'y avait pas non plus de tromperie dans Sa bouche (Voir une discussion sur la pureté absolue de Christ dans le 5 ème discours de ce livre). Cette Parole, c'est à dire Christ, S'est offerte à la croix comme victime et substitut pour les âmes. De cette façon, la justice divine fut satisfaite, parce que Dieu accepta ce sacrifice à la place de toutes les âmes. Il réconcilia aussi la justice de Dieu et Sa miséricorde, accomplissant ainsi cette parole du prophète David: "La bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s'embrassent" (Psaumes 85:11). Tous ceux qui croient en la mort de Christ à la croix obtiennent ce salut. Ajoutons que tous ceux qui ont cette foi obtiennent le salut à condition qu'ils continuent à vivre conformément aux commandements de Dieu tels qu'ils sont prescrits dans la Torah et dans l'Evangile. Ainsi, Christ a été crucifié en tant qu'homme et non en tant que Dieu, comme certains de nos frères musulmans l'imaginent, élevant de grandes objections avant d'avoir compris ce qu'est réellement la foi chrétienne en cette matière.

Je pense que je n'ai pas besoin de démontrer en détail l'importance accordée aux sacrifices par l'islam et les autres religions. C'est notamment un moyen d'obtenir le pardon des péchés et l'acceptation par Dieu. Tous les musulmans savent que l'abattage des moutons pendant la fête al-Adha n'est pas fait pour la nourriture mais est considéré comme une Rédemption pour gagner la bienveillance et la faveur de Dieu. De même, le bélier que Abraham a offert était un substitut pour son fils: "Et nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse" (Sourate al-Sâffât 37:107). Ainsi, tout sacrifice est considéré comme un substitut pour celui qui l'offre et un moyen d'obtenir le pardon. Muhammad lui-même considérait le sang des sacrifices comme un moyen d'expier les péchés et d'obtenir le pardon, comme le Hadith suivant nous l'apprend:

Il dit à sa fille Fatima: "Ô Fatima, sois présente à la tête de la victime, car dès que la première goutte de son sang tombera à terre, tes péchés te seront pardonnés". Et sur la base d'un autre Hadith attribué à Muhammad, les musulmans croient qu'au jour du jugement dernier, ils monteront sur les sacrifices qu'ils ont offerts de leur vivant et traverseront ce passage étroit pour accéder au paradis. Ces sacrifices n'ont pas la valeur des âmes pour lesquelles ils ont été offerts ; en fait, tous les animaux offerts ne valent pas le moindre être humain. Ils ne suffisent pas pour expier le péché mais sont seulement un symbole du plus grand sacrifice de Christ dont la Torah évoque l'institution et dont l'Evangile relate l'accomplissement sur la croix. C' est là le sacrifice que Dieu considère comme étant égal à la valeur des âmes de toute l'humanité, "Car Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean 3:16).

1.05.3 - 2 ème partie: Seul Christ convenait pour cette œuvre

Oui, seul Christ convenait pour cette œuvre pour les raisons suivantes:

  1. La victime devait être pure et sans tâche.
  2. La victime devait être d'une telle valeur qu'elle équivaudrait au nombre des âmes à racheter.
  3. Elle devait être de la même espèce que l'homme.
  4. Elle devait avoir auprès de Dieu le rang nécessaire pour être le médiateur entre Dieu et les hommes.

Si l'on devait chercher dans toute la race humaine, l'on ne trouverait pas quelqu'un qui remplirait ces conditions, excepté Christ.

La raison est que tous ont péché, même les prophètes, et qu'ils ont besoin de quelqu'un pour les racheter. Nul ne possède la valeur nécessaire aux yeux de Dieu. Nul n'a la position intrinsèque, excepté la Parole de Dieu.

Car mon âme, O mon guérisseur,
Est dans la détresse et la ruine
De Ta main, accorde la guérison
A mon âme à travers la croix.
O médiateur de paix, je cherche refuge à la croix,
Plaide pour moi auprès de Ton Père et Il écoutera.

"Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme" (1 Timothée 2:5).

1.05.4 - 3 ème partie: Christ a-t-il volontairement accepté la crucifixion?

Si vous demandiez à un musulman pourquoi il ne croit pas que Christ a été réellement crucifié, il vous répondrait: parce qu'Il était l'un des éminents prophètes, et qu'il est impossible que Dieu livre son valeureux Serviteur aux vils juifs pour le mettre à mort de façon si horrible à la croix. Le musulman a oublié un verset de son Coran disant que Dieu peut permettre qu'une telle chose arrive, comme nous le lisons dans la Sourate al-Nisâ’ 4:155: "A cause de leur rupture de l'engagement, leur mécréance aux révélations d'Allah, leur meurtre injustifié des prophètes".

Dans la Sourate al-Baqara 2:87, il est dit: "Est-ce qu'à chaque fois qu'un Messager vous apportait des vérités contraires à vos souhaits, vous vous enfliez d'orgueil? Vous traitiez les uns d'imposteurs et vous tuiez les autres". Muhammad lui-même a déclaré avoir été tué par la perfidie d'une femme juive qui l'a empoisonné (comme nous le lisons dans l'histoire écrite par al-Maghazi, les biographies écrites par Muhammad Ibn Ishâq, ainsi que dans les Hadith). De plus, la Torah, les Psaumes et l'Evangile ont dit que la crucifixion de Christ est volontaire, comme Dieu en a décidé dès le commencement. Christ Lui-même a dit clairement que l'objectif de Sa venue était d'accomplir l'œuvre de Rédemption, c'est à dire de s'offrir en sacrifice à la croix. Lorsque l'un de Ses disciples Lui dit: "A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas", Jésus le reprit, disant: "Arrière de moi, Satan! Tu m'es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes" (Matthieu 16: 22 -23). De même, lorsque l'un de Ses disciples voulut le défendre contre les Juifs venus pour l'arrêter, Jésus lui dit: "Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer Mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges? Comment donc s'accompliraient les Ecritures d'après lesquelles il doit en être ainsi?" (Matthieu 26:52-54).

Certains de nos frères musulmans disent: Comment Dieu peut-Il punir Christ par crucifixion pour nos péchés puisqu'il est dit dans 2 Rois 14:6: "Mais il ne fit pas mourir les fils des meurtriers, selon ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse, où l'Eternel donne ce commandement: On ne fera point mourir les pères pour les enfants, et l'on ne fera pas mourir les enfants pour les pères ; mais on fera mourir chacun pour son péché"? Je répondrai que Dieu n'a pas condamné Christ à mort pour les péchés de l'humanité, mais Christ s'est plutôt porté volontaire pour s'offrir à notre place par amour pour nous. Cela constitue la plus haute expression de l'amour et mérite la glorification. Si je me portais volontaire pour payer cette dette, que ferait-il (le frère musulman), sinon apprécier et louer une telle action?

Lorsque les Juifs se saisirent de Christ pour Le crucifier, Il dit: "Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J'étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas saisi. Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis. Alors, tous les disciples l'abandonnèrent et prirent la fuite" (Matthieu 26:55-56). Christ n'a pas été crucifié parce qu'Il aurait commis un péché. Les Juifs ne purent trouver aucune faute en Lui, mais Il fut crucifié pour être notre sacrifice, nous remplaçant dans le jugement et se tenant en notre lieu et place. Il fut donc fait malédiction pour nous, non parce qu'Il le méritait, mais parce qu'Il accepta volontairement de sacrifier Sa vie à la place du pécheur coupable méritant la malédiction. Ainsi, vous voyez de ce qui précède que Dieu permet la mort de Ses prophètes pour des objectifs nobles et que Christ mourut volontairement, par amour pour nous, pour nous racheter de la malédiction de la loi, satisfaire la justice divine et nous donner le salut et la vie éternelle. Ainsi donc, en dehors de Christ Jésus, Dieu ne peut pardonner le croyant, ou avoir pitié de lui.

C'est là l'unique voie décrétée par Dieu pour le salut des croyants et par laquelle Il démontre simultanément Sa justice et Sa miséricorde. Quant à la loi islamique, elle n'harmonise pas la justice de Dieu et Sa miséricorde, et nous ne trouvons ni dans le Coran, ni dans les traditions (Hadith) une méthode efficace pour résoudre les problèmes du jugement, des comptes à rendre et du pardon. Les versets que nos frères musulmans citent au sujet du jugement sont: "Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. Puis Il pardonnera à qui Il veut, et châtiera qui Il veut" (Sourate al-Baqara 2:284).

Si Dieu jugeait les hommes sur la base de ce verset, il n'y aurait aucune indication de Sa justice ou de Sa miséricorde. Bien que ce soit vrai qu'Il peut décider ce qui Lui plaît, Il ne déciderait pas quelque chose de contraire à Ses attributs éternels et à Sa loi divine. Supposons que le juge pardonnât au meurtrier de votre frère et qu'il continuât à lui pardonner après que la preuve de son crime eût été faite. Le considéreriez-vous comme étant un juste juge? Pas du tout! Vous le considéreriez comme injuste parce qu'il violerait la loi. C'est impensable de la part de Dieu, parce que cela ne reflète pas Ses décrets. Qui plus est, ça heurte le bon sens.

"Et la pesée, ce jour-là, sera équitable. Donc, celui dont les bonnes actions pèseront lourd... Voilà ceux qui réussiront! Et quant à celui dont les bonnes actions pèseront léger ... Voilà ceux qui auront causé la perte de leurs âmes" (Sourate al-A’râf 7:8 et 9). Ce verset fait croire à une procédure de jugement simple, semblable à celle utilisée par les anciens Egyptiens et les Mages et selon laquelle Dieu place les bonnes actions d'un homme sur un plateau de la balance et ses péchés sur l'autre. Si le plateau des bonnes actions est plus lourd, il sera délivré et prospérera, mais si les mauvaises actions font pencher la balance, il sera du nombre des perdants qui passeront l'éternité en enfer. Cela ne peut être vrai, parce que le ciel ou paradis auquel les hommes aspirent est un lieu pur où ne peuvent entrer que ceux qui ont été purifiés et justifiés. Ainsi, celui qui commet un péché a transgressé la loi et est devenu impur. Dans cette condition, il est impossible pour lui d'entrer au paradis. Je donnerai un exemple pour illustrer la question.

Supposons qu'un musulman soit vêtu de blanc et qu'au moment où il se rend à la prière, une petite tâche vienne salir sa tenue ou son corps. Ne serait-il pas considéré comme impur? Si tel est son état, ne devrait-il pas retourner se purifier avant de pouvoir commencer à prier? Telle est la condition de l'homme vis à vis de Dieu relativement à la pureté et à l'impureté. Il est donc impossible pour le croyant d'entrer au paradis avant la purification complète et le renouvellement de son cœur. Car s'il était purifié de ses péchés et pardonné de ses transgressions, mais que le germe du mal restait dissimulé au fond de son cœur, il serait toujours méchant et indigne du ciel. De plus, le musulman croit pouvoir expier son péché à travers le feu: "Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [l'enfer]: car [il s'agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable. Ensuite, Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés" (Sourate Maryam 19:71-72). Sans que le cœur d'un homme et ses mauvais penchants ne soient changés, il ne serait pas digne du ciel et le ciel ne serait pas non plus digne de lui. De même, ni le fait de punir le voleur par emprisonnement ou de lui couper la main, ni le fait de flageller l'adultère, ne change le penchant du premier au vol ou celui du second à l'adultère. La punition pourrait plutôt aggraver leur état et les faire devenir pires ainsi que le dit la Sourate Yusuf 12:53: "L'âme est très incitatrice au mal". La foi chrétienne, ou plutôt la Sainte Bible (la Torah et l'Evangile) pour être plus précis, a décrété une voie contre laquelle on ne peut élever aucune objection parce qu'elle est la solution de Dieu. Par elle, le croyant peut atteindre la pureté et le pardon au moyen du sacrifice de Christ et obtenir le renouvellement ou un changement de cœur à travers le Saint-Esprit. De cette façon, le croyant devient digne d'entrer au paradis et heureux de le faire.

"Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d'un atome. S'il est une bonne action, Il la double" (Sourate al-Nisâ’ 4:40). Ce verset fait croire à la faveur de Dieu, puisqu'il dit que Dieu doublera les bonnes œuvres de l'homme, mais vous savez vous-même qu'agir ainsi ne serait pas juste.

"Et au cou de chaque homme, nous avons attaché son œuvre. Et au jour de la résurrection, Nous lui sortirons un écrit qu'il trouvera déroulé" (Sourate al-Isrâ' 17:13). Ce verset montre que pour chaque homme, il y aura un livre qui sera ouvert à la résurrection. Il lira le livre et prononcera son propre jugement. Cependant, il n'est pas dit clairement comment le livre sera écrit, comment l'homme prononcera son propre jugement et quelle règle il devra suivre.

"Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent" (Sourate Houd 11:114). Ce verset dit qu'une bonne œuvre en annule une mauvaise. Si les bonnes œuvres excèdent les mauvaises, la personne sera sauvée. Autrement, la perdition est inévitable. Les savants musulmans ont dit: "Nul ne peut se plaindre et dire que Dieu ne l'a pas récompensé pour ses bonnes œuvres, parce que les méchants dont les mauvaises œuvres pèsent plus sont récompensés sur la terre pour leurs bonnes œuvres". On dit que si les comptes sont rendus et les œuvres de chaque homme pesées avec justice, toutes les créatures se mettront à payer pour les torts causés, c'est à dire à payer à leur adversaire ses mérites. Ainsi, chaque personne opprimée obtiendra réparation de son oppresseur. C'est ce que les musulmans appellent "La discussion et le paiement des injustices". Les anges, conformément à ce qui précède, prendront sur les mérites de l'oppresseur une portion égale à son injustice et l'ajouteront aux mérites de l'opprimé. Si les mérites de quelqu'un surpassent en poids ses torts, même très légèrement, Dieu les doublera par compassion de sorte qu'il puisse entrer au paradis. Si les mérites de quelqu'un sont annulés et qu'il lui reste des torts non compensés, Dieu lui ajoutera un poids égal des fardeaux de ceux à qui il a causé du tort. Il le jettera en enfer pour le punir pour ses péchés et les leurs. Tout cela est injuste.

Ne voyez-vous pas que toutes ces choses n'atteignent pas l'objectif recherché, savoir purifier le cœur de la souillure du péché et en déraciner le germe des mauvais désirs pour le rendre digne d'entrer dans la pure présence de Dieu, dans un ciel sans tâche?

Il est indubitable que la solution pourvue par Dieu et présentée dans la Torah et l'Evangile pour le salut de l'homme est la voie idéale. Nous devons la suivre pour recevoir le pardon, la purification du cœur et l'entrée au paradis pour y vivre éternellement.

1.05.5 - 4 ème partie: La crucifixion de Christ dans le Coran

Le musulman croit que la crucifixion a bien eu lieu, mais qu'au lieu de Christ, ce fut une autre personne rendue semblable à Lui qui fut crucifiée, ainsi que l'indique le Coran dans la Sourate al-Nisâ’ 4:157-158: "Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux-semblant! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude: ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué, mais Allah l'a élevé vers Lui". L'affirmation du Coran est confuse et ambiguë, et on ne peut en tirer aucune conclusion. Pour moi c'est comme si le Coran, ne souhaitant pas nier catégoriquement la crucifixion, disait: "Je n'ai rien vu!"

Il est permis d'interpréter ce verset coranique en disant que "Ils ne l'ont certainement pas tué" signifie qu'ils n'ont pas pu lui faire réellement mal, parce que les Juifs pensaient qu'en crucifiant Jésus, ils éteindraient sa mémoire et couvriraient son nom de ridicule parmi les hommes. Le verset montre qu'en cela les Juifs ont échoué. Car Sa mort a permis de propager Son nom et de glorifier Sa cause. En outre, la croix ne l'a pas fait disparaître définitivement, car la mort physique n'est ni annihilation, ni perdition. Bien que Christ mourut, Dieu le ressuscita, et cette mort fut le prélude à Sa résurrection. Pour clarifier cela, permettez-moi de vous donner un exemple. Supposez que je vous insulte, maudisse et décrie, mais qu'étant magnanime, vous ne me rendiez pas la monnaie. Ne pourriez-vous pas, à juste titre, me dire: "Vous ne m'avez pas insulté ou dégradé, mais vous m'avez élevé et honoré aux yeux des hommes en révélant ma patience, et vous vous êtes dégradé par votre vulgarité"? La vérité est que la crucifixion fut attribuée au gouverneur romain Pilate qui l'a ordonnée et non aux Juifs!

Quant aux mots "Ce n'était qu'un faux-semblant", qui désignent-ils? Ils ne pouvaient pas désigner le Christ puisqu'il est l'original et non l'image. Si vous dites qu'ils désignent la victime, aucune victime n'a été mentionnée. Vous voyez donc que le verset est vague. Si Dieu avait voulu sauver Christ de la mort de la croix, Il l'aurait fait de façon évidente, prouvant ainsi aux Juifs leur incapacité à nuire à Son prophète et messager. Mais le miracle que les musulmans ont inventé pour sauver le Christ n'a pas produit le résultat escompté, malgré la tromperie qu'il implique et qui est indigne du Seigneur, puisqu'il ne prouve pas aux Juifs la puissance de Dieu et leur incapacité. Si Dieu avait considéré la crucifixion comme avilissante pour Sa sainteté, aurait-il été raisonnable de Sa part de faire un miracle qui L'expose au mépris? Même si, comme la plupart des musulmans le croient, Il a élevé Christ à Lui pour Se soustraire à cette humiliation.

Nous avons trouvé dans le Coran des versets qui, même s'ils ne le déclarent pas ouvertement, laissent entendre du moins que Christ est mort réellement. Ils aident à clarifier les points obscurs du verset précédent, comme vous le verrez à partir de la Sourate Âl ‘Imrân 3:55: "Quand Allah dit: ' O Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru' ". Certains commentateurs ont dit que le mot "mutawaffeeka" (te prendrai à Moi) signifie "t'endormir". On ne voit pas du tout ce qu'il y a de sensé à endormir quelqu'un avant de l'enlever au ciel. Je souhaite que les savants postérieurs nous éclairent quant aux erreurs de leurs prédécesseurs.

La vérité est que "mutawaffeeka" (te prendrai à Moi) signifie bien la mort, et cela, en conformité avec les points de vue de Ibn Abbas et Muhammad Ibn Ishâq. Ils n'ont pas le même avis quant à la durée de cette mort. Wahb a dit que Christ est resté mort pendant trois heures, puis est ressuscité. Muhammad Ibn Ishâq a dit qu'Il est mort sept heures durant, et qu'ensuite Dieu L'a ressuscité. Al-Rabi' Ibn Ans a dit que Dieu L'a fait mourir lorsqu'il L'a enlevé au ciel. Quant à l'Imam al-Baidawi, il croyait que Christ est effectivement mort pendant trois heures. Voici ce que le dictionnaire de la langue arabe dit au sujet du verbe "tawaffa": "Dieu le fit mourir, ce qui signifie qu'Il prit son âme ; untel et untel mourut, ce qui signifie que son âme fut enlevée et qu'il mourut".

Le mot "mutawaffeeka" et les dérivés du verbe "tawaffa" apparaissent 23 fois dans le Coran avec ce sens. Exception faite de deux cas, le mot désigne la mort absolue dans tous les autres cas. Dans les deux exceptions, le contexte se rapporte à la mort au sens figuré pendant le sommeil: "Et, la nuit, c'est Lui qui prend vos âmes, et Il sait ce que vous avez acquis pendant le jour" (Sourate al-An’âm 6:60), et dans la Sourate al-Zummar 39:42: "Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil".

Certains commentateurs ont dit que le lettre arabe "wa" dans l'expression «mutawaffeeka» est un jeu de mots pour égarer le lecteur. A leur avis, la véritable signification est que Christ reviendra pour mourir. Mon Dieu! Sauve-nous du mal de la tromperie! Quel mal cela leur ferait-il de donner aux mots leur signification réelle? Si le Coran voulait dire ce qu'ils pensent, il ne l'aurait certainement pas exprimé de façon ambiguë!

On peut lire dans la Sourate Maryam 19:15: "Que la paix soit sur lui [Jean] le jour où il naquit, le jour où il mourra et le jour où il sera ressuscité vivant!" et dans la même Sourate, au verset 33: "Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai et le jour où je serai ressuscité vivant".

Il est indiscutable que tous les musulmans croient que (Yahya) Jean naquit et mourut conformément au premier verset. Alors pourquoi ne pas croire la même chose au sujet de Issa le Christ en conformité avec le second verset? Parce que l'ordre des mots dans les deux versets est le même et les mots sont pratiquement les mêmes. Le contexte du second verset ne peut signifier qu'une seule chose.

Dans la Sourate Maryam 19:31, nous lisons: "Et il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la zakat". Légalement, la zakat est une certaine somme d'argent donnée par le musulman, selon la voie de Dieu, à un autre musulman non-Hashimite et qui n'est pas son esclave, etc. Selon les autorités, le mot "zakat", partout où on le trouve dans le Coran, désigne l'argent, sauf au verset 13 de la Sourate 19 (Sourate Maryam) où il est question de pureté: "Ainsi que la tendresse de notre part et la pureté".

Or si le Christ est monté au ciel sans connaître la mort comme nos frères musulmans le croient pour la plupart, Son devoir était de donner l'aumône conformément à ce commandement. Je me demande s'il y a au ciel de pauvres musulmans à qui Ses aumônes seraient versées. Si, d'autre part, Christ est toujours vivant sur la terre, où est-Il et quels sont les bénéficiaires de Ses aumônes?

Quand nous apprenons qu'Il n'est pas sur terre et qu'Il ne donne pas l'aumône, nous savons avec certitude qu'Il est mort et qu'on ne lui fait plus l'obligation de donner des aumônes.

Nous lisons dans la Sourate al-Mâ’ida 5:117: "Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m'as rappelé, c'est Toi qui fus leur observateur attentif". Le commentaire de al-Razi et al-Jalâlayn au sujet de ce verset est le suivant: "Ces paroles seront très probablement dites par Christ Issa à Dieu au jour du jugement dernier". Et tandis que al-Razi dit que les mots "... m'as fait mourir" signifient "ascension", il oublie qu'il a traduit précédemment ces mêmes mots par "le faire dormir", ce qui, pour le verset 55 de la Sourate Âl ‘Imrân 3, donne la traduction suivante: "O Jésus, certes, Je vais t'endormir et t'élever vers Moi". Si donc nous suivons al-Razi et les autres traducteurs, convenant avec eux que "s'endormir" signifie simplement "enlever au ciel", ces paroles seraient prononcées au jour du jugement dernier et signifieraient que Christ ne mourra jamais. Cela est en contradiction avec les textes coraniques suivants: "Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître, [seule] subsistera la Face de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse" (Sourate al-Rahmân 55:26-27) ; "Tout doit périr, sauf Son Visage" (Sourate al-Qasas 28:88).

Cela contredit également la croyance de nombreux savants musulmans qui croient que Christ est effectivement mort, contrairement à ceux qui, parmi eux, croient que Christ doit mourir dans ce monde avant le jour de la résurrection. Quel mal cela leur ferait-il de croire que "Tu m'as pris à Toi" (mutawaffeeka) signifie ici la mort, et que cela s'est passé avant le Coran comme l'indique le début du verset par les mots "Quand il a dit", ce qui est un temps passé et non futur. Dans ce cas, ce verset coranique s'accorde avec la Torah et l'Evangile ainsi qu'avec la croyance des chrétiens au sujet de la crucifixion et de la mort du Christ.

Oh Dieu, je Te supplie de révéler la vérité à ceux qui la cherchent et la lumière à ceux qui en ont besoin. Tu es celui qui mérite le plus d'être invoqué, le plus glorieux des donateurs.

1.05.6 - 5 ème partie: La crucifixion dans l'histoire

L'événement de la croix n'est pas une invention humaine. Autrement, les chrétiens n'auraient pas pris plaisir à couvrir leur Chef, Prophète, Sauveur et Seigneur d'une si grande ignominie. La loi de Moïse dit: "... car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu" (Deutéronome 21:23). L'Evangile dit: "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous - car il est écrit: maudit est quiconque est pendu au bois" (Galates 3:13). Les chrétiens n'ont pas seulement reconnu le fait de la crucifixion, mais ils l'ont fièrement considérée comme la source de leurs récompenses et bénédictions célestes et la fontaine de salut pour tous, pour eux-mêmes ainsi que pour ceux qui croient en Christ crucifié et en la Rédemption qu'Il a accomplie par Sa mort mémorable. Il me semble, dans les débats avec les frères musulmans, que la question de la crucifixion est un événement historique à certains égards. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi d'en débattre maintenant du point de vue historique.

Les prophètes d'autrefois, David, Esaïe, Daniel et autres prophétisèrent sur chaque aspect de la vie de Christ et surtout sur Sa mort et Sa résurrection plus de 1050 ans avant que ces choses ne se produisent. En fait, certains ont annoncé le lieu de la crucifixion et le moment, énumérant des signes dont certains étaient des phénomènes naturels comme l'éclipse du soleil et le tremblement de terre. D'autres signes étaient historiques, tels que la cessation des sacrifices, puisque ceux-ci préfiguraient le grand sacrifice de Christ, ou encore la fin de la monarchie parmi les Juifs.

Lorsque Jésus vint, il déclara ouvertement aux Juifs que ce qui était écrit dans leur loi au sujet de Sa mort devait se réaliser et qu'Il devait être crucifié pour expier les péchés de l'humanité. Les apôtres après Lui se glorifièrent de cette crucifixion au point où l'un d'eux a dit: "Car je n'ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ et Jésus Christ crucifié" (1 Corinthiens 2:2). Quelques jours après la crucifixion, l'un d'eux se tint debout devant une grande foule de Juifs et déclara: "Vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies" (Actes 2:23). Le résultat de ce discours fut que 3000 personnes parmi les auditeurs crurent au crucifié.

La crucifixion devint le thème des disciples et de la prédication apostolique, le pivot de tous leurs sermons et la seule voie pour l'obtention du pardon des péchés. Bien qu'étant disciples du crucifié, ils avaient coutume de dire: "Loin de moi la pensée de me glorifier d'autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ". L'Eglise chrétienne à travers les siècles a considéré la crucifixion de Christ comme les premiers disciples l'ont fait. La raison de cette attitude est que rien n'est plus clair que ce fait dans la Torah et dans l'Evangile.

Le célèbre historien juif Josèphe a mentionné la crucifixion de Christ, disant: "Pilate condamna Christ à être crucifié pour satisfaire les revendications de nos grand prêtres, et ceux qui l'aimèrent au début ne l'abandonnèrent pas, mais continuent avec nous jusqu'à ce jour. Ils sont appelés chrétiens d'après son nom". Même les Juifs admettent aujourd'hui que Christ fut crucifié et le Coran lui-même témoigne que les Juifs admettent avoir tué Christ, comme on peut le voir dans la Sourate al-Nisâ’ 4:157: "... et à cause de leur parole: Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah". Le Rabbin Yohanan ben Zakka, disciple du célèbre Hillel, a écrit un livre en hébreu où il a dit, il y a bien longtemps, que les Juifs ont condamné Christ à être crucifié parce qu'Il Se disait Fils de Dieu, et qu'ils le pendirent au bois hors de Jérusalem conformément aux ordres du roi et des dirigeants juifs. Le Talmud mentionne incidemment la crucifixion de Jésus Christ, et l'historien païen Tacite a mentionné au chapitre 15 de son ouvrage écrit environ 40 ans après Christ, que celui-ci fut tué sur ordre de Ponce Pilate qui était le gouverneur local sous le règne de Tibère.

Cet historien a écrit pour ceux qui vivaient au temps de Christ et dont certains ont été, selon toute probabilité, les témoins oculaires de Sa mort. Il avait accès aux archives romaines où les chroniques des différents gouverneurs étaient conservées. Parmi ces chroniques, il y avait celles des gouverneurs de la Palestine où Christ fut crucifié. En conséquence, les écrits de cet auteur étaient tenus en haute estime parce qu'ils se rapportaient aux événements officiels et à l'information publique.

Le point important est que Pilate a envoyé un rapport à Rome au sujet de la crucifixion et de la mort de Christ et que ce rapport a été conservé dans les archives de Rome comme c'était la coutume dans les empires civilisés de ce temps-là. Tacite fut à même de puiser ses informations dans ce document officiel en plus des autres sources publiques. Le philosophe Flavius Justinus fait référence à ce document officiel dans son écrit adressé à l'empereur Antonius Pius en l'an 139 après Jésus Christ. Le savant Tertullien, écrivant de Carthage en l'an 199 après Jésus Christ fait également référence à ce document officiel.

Ainsi, vous voyez que la crucifixion de Christ était un fait prédéterminé et un événement notoirement connu parmi les païens, les Juifs et les chrétiens; non seulement parmi le commun des mortels, mais aussi parmi l'élite pendant 600 ans. Jusqu'à ce que le Coran vienne et la nie, non pas ouvertement mais au moyen d'affirmations confuses et de différents textes qui causèrent l'incertitude chez les musulmans, amenant certains à la nier énergiquement et d'autres à y croire, ainsi que vous l'avez remarqué dans les paragraphes précédents.

Maintenant, cher lecteur, supposez que 50 honnêtes hommes aient clairement témoigné que Zaid a tué Amr, et que les témoins oculaires connaissaient parfaitement et le tueur, et la victime. Supposez encore que le tueur ait confessé publiquement son méfait. Pendant environ 600 ans, c'était un fait généralement admis et incontesté que Zaid a tué Amr. Mais ensuite, un témoin contradictoire vint se présenter devant le juge après cette longue période, n'ayant évidemment pas été un témoin oculaire. Supposons qu'il soit un témoin impartial et qu'il dise: "Je déclare qu'il y a bien eu meurtre, mais que la personne tuée n'était pas 'Amr mais plutôt Bakr". Comment pensez-vous que le juge trancherait cette affaire? Confirmerait-il que c'est 'Amr qui a été tué ou dirait-il que la personne tuée était Bakr, fondant ainsi sa décision sur le témoignage isolé et le plus récent? Un juge équitable confirmerait sans doute la décision que c'était Amr qui fut tué en se fondant sur les nombreux témoignages et sur la confession de l'assassin. Quiconque rendrait un autre jugement prouverait son ignorance des lois civiles et canons et confirmerait simplement aux autres qu'il n'a aucun sens de la justice!

Nul n'est besoin de relever que cet exemple s'applique à la crucifixion de Christ en tout point.

Que direz-vous après cela, o frère musulman, vous qui cherchez la vérité? Je vous conseille de laisser de coté votre préjugé confessionnel et de juger cette affaire en homme libre, selon la justice et en toute honnêteté intellectuelle. Vous verrez que l'affaire est simple et ne requiert pas toute cette recherche pénible. Vous saurez alors que Christ ('Isa) a été tué et crucifié pour racheter le monde. Mais Il sortit du tombeau et monta au ciel victorieux. Désormais, la mort n'aura plus de pouvoir sur Lui.

"C'est aussi pour cela qu'il (Christ) peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur" (Hébreux 7:25).


1.06 - Cinquieme discours: Purete absolue, divinite et filiation de Christ

Conformément à ce que Dieu a révélé dans Son précieux Livre, nous chrétiens croyons que Jésus Christ est infaillible, puisqu'il ne se situe pas dans la ligne génétique de l'humanité corrompue, comme les livres inspirés nous l'ont confirmé. Nous trouvons dans le Coran et les Hadith une confirmation de l'inspiration de la Sainte Bible.

Nous croyons également, à la lumière de l'Evangile divinement inspiré, que Christ est à la fois Dieu et Homme. Comme expression de cette vérité et à titre d'illustration nous disons: le Dieu unique est apparu en l'homme Jésus Christ et a habité en Lui dans toute la plénitude de la divinité, de façon illimitée, "car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité" (Colossiens 2: 9). "Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils ; Il l'a établi héritier de toutes choses; par lui il a aussi créé l'univers. Le Fils est le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts" (Hébreux 1:1-3). Il est donc juste de dire que Christ est à la fois Dieu et Homme. Car l'Homme n'est pas Dieu et Dieu est Dieu et l'Homme est Homme. Il n'est pas deux dieux comme les musulmans le pensent au sujet de Christ. Par Sa puissance divine, Christ a fait des miracles et des actes surhumains contrairement aux prophètes - car ceux-ci ont fait des miracles par la puissance de Dieu et non par leur propre pouvoir. En Sa qualité d'Homme, Il a mangé et bu et dormi comme n'importe quel être humain. Il parlait parfois de Lui-même comme Dieu et parfois comme Homme. Comme nous l'avons dit, c'était seulement parce qu'Il était à la fois Dieu et Homme. Nos frères musulmans et certains chrétiens ont eu des doutes au sujet de la divinité de Christ, parce qu'ils ont vu plusieurs passages du Livre qui le présentent comme Homme. Cependant, s'ils étudiaient les nombreux passages qui soulignent Sa divinité, et s'ils le faisaient méticuleusement et avec soin, les nuages de doutes qui obscurcissent leur vue disparaîtraient. "Jésus lui répondit: Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel" (Matthieu 26:64). "Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu: Montre-nous le Père?" (Jean 14:9).

Du reste, Christ en tant que Homme vécut pendant un temps sur la terre, fut crucifié, mourut et ressuscita, mais la crucifixion et la mort touchèrent Son être physique.

Quant à la divinité de Christ, elle apparaît clairement dans la Torah et dans l'Evangile à travers les prophéties, les paroles de Christ Lui-même et dans les enseignements des apôtres. C'est également ce qui apparaît dans la Sourate Âl ‘Imrân 3:45: "O Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera al-Masih 'Isa, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah". Les commentateurs diront peut-être que ce qui est signifié par le mot "parole" (kalimat) est le verbe "être" (kun) ou "discours" comme dans d'autres textes. Mais il est impossible de retenir une telle signification dans ce cas-ci. Les mots "Une parole émanant de Lui dont le nom est le Messie" montrent que la "parole" ici est une personne et non une expression ou un ordre, comme le plus petit effort de réflexion peut le faire apparaître clairement. C'est presque comme si on disait: "Un être émanant de Lui". Remarquez que le pronom dans l'expression "ismouhou" (dont le nom) en arabe se rapporte à "kalimat" (parole) et que "kalimat" en arabe est féminin phonétiquement et masculin quant à sa signification. Autrement, une telle construction aurait été inadmissible du point de vue linguistique.

Des érudits musulmans ont dit que toutes les créatures de Dieu peuvent être appelées des paroles de Dieu parce qu'elles ont été créées par la parole. Je répondrai que c'est faux, car autrement une cause serait appelée effet et un livre, crayon. En effet, le crayon est le moyen ou l'outil qui a servi à écrire le livre et non le livre lui-même. Si Dieu a créé Issa, le Christ, par un ordre verbal (kun en arabe) comme ils le soutiennent, Il ne peut être appelé "parole" (kalimat), parce que alors Il ne serait pas la parole mais plutôt l'effet de la parole (le commandement). Si je fais usage de mon intelligence pour écrire un livre, le livre en question ne serait pas appelé une intelligence (ou mon intelligence) mais plutôt le produit de mon intelligence. Autrement, la vérité et l'erreur seraient confondues, de même que l'essentiel et l'accessoire.

Ce qui apparaît clairement dans les autres versets, c'est que Christ est l'Esprit de Dieu. Vous savez que tout ce qui est de Dieu est Dieu. Ainsi, la Parole de Dieu est Dieu éternel, et l'Esprit de Dieu est Dieu, éternel, immortel. Cela correspond exactement à ce que nous trouvons au début de l'Evangile selon Jean: "Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue" (Jean 1:1-5).

Pour ce qui est de la filiation de Christ par rapport à Dieu, c'est une chose possible et non une infidélité. Le Hadith, parlant au nom de Dieu, dit: "Les pauvres sont ma famille". Cela n'est pas impossible, comme le montre cette parole de la Sourate Al al-Zumar 39:4: "Si Allah avait voulu S'attribuer un enfant, Il aurait certes choisi ce qu'Il eût voulu parmi ce qu'Il crée". Il n'est donc pas étonnant que le Livre ait déclaré que Jésus est le Fils de Dieu, non pas toutefois par voie de reproduction sexuée comme certains musulmans le pensent, parce que le mot "Fils" ne désigne pas exclusivement l'enfant mâle né par procréation, mais est aussi employé au sens figuré comme dans les expressions "Fils de la parole", "Fils de la mer", "Fils du désert", et ainsi de suite. Nous utilisons également l'expression "Untel fils (ou enfant) d'Untel" par adoption, par métaphore ou par analogie. Dieu a appelé les croyants Ses enfants. Cependant, Il a déclaré que Christ es "Son Fils unique engendré". En d'autres termes, la dernière filiation est différente de la précédente.

Nous ne comprenons pas pleinement cette filiation parce qu'elle est au-dessus de la compréhension humaine. Et comme Christ fut appelé "Fils de Dieu" pour l'élever au-dessus des hommes en ce qui concerne Sa divinité, Il fut appelé "Fils de l'Homme" pour indiquer Son humanité. C'est ce que veut dire la prophétie de Daniel au chapitre 7 verset 13 et 14, qui souligne que Christ est à la fois Dieu et Homme.

"Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand: Dieu a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux nations, cru dans le monde, élevé dans la gloire" (1 Timothée 3:16).

"Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie" (1 Jean 1:1).

La Torah, les Psaumes et l'Evangile mentionnent les péchés des prophètes un par un (et le Coran leur apporte sa caution). La corruption de toute la race humaine est également mentionnée comme vous l'avez vu. Cependant, aucun de ces livres ne mentionne un quelconque péché de Jésus Christ. Au contraire, ils témoignent de Sa sainteté et de Sa pureté au-dessus de tout autre être humain, et de Son infaillibilité quant au péché. Il est remarquablement unique parmi les hommes dans ce sens, comme vous le verrez dans la discussion au sujet de l'excellence de Christ qui suivra.

Nul prophète, quelque grand soit-il, n'a osé se déclarer infaillible, parce que l'infaillibilité au regard du péché est impossible pour les créatures humaines. Seul Dieu possède l'infaillibilité et la perfection. Quant à Christ, Il se situe au-dessus de tous du fait de Sa double nature divine et humaine. Il avait une telle confiance en Sa perfection et en Sa pureté qu'Il a pu demander avec assurance: "Qui de vous me convaincra de péché? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas?" (Jean 8:46). "Je ne parlerai plus guère avec vous ; car le prince du monde vient. Il n'a rien avec moi" (Jean 14:30). De nombreux autres témoignages du Livre attestent l'infaillibilité de Christ. Même Ses ennemis ne purent trouver aucune faute dans Son comportement.

Lorsque le gouverneur Pilate examina les accusations des Juifs, il déclara qu'il ne pouvait trouver en Christ aucune faute qui méritât la mort (Jean 18:38 et 19:4,6). L'épouse de Pilate envoya également un message pendant le jugement pour conseiller son mari en ces termes: "Qu'il n'y ait rien entre toi et ce juste ; Car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui" (Matthieu 27:19). Après cela, Pilate se lava les mains et dit: "Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde" (Matthieu 27:24).

Les Juifs dirent: "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!" C'est alors que Christ fut livré pour être crucifié. La vie entière de Christ ainsi que son comportement parlent avec éloquence en faveur de Sa pureté absolue, de Son intégrité et de Son infaillibilité, contrairement à la conduite du reste de l'humanité, y compris les prophètes et les apôtres dont les vies sont pleines de fautes, d'inconsistances, d'injustices et de corruption de cœur.

Cette pureté de Christ et Sa vie sans péché sont essentielles et bien méritées en sorte qu'il soit digne de s'offrir en sacrifice d'expiation sans défaut pour les âmes de l'humanité pécheresse.


1.07 - Sixieme discours: La superiorite de Christ par rapport a d'autres dans le Coran

Les prophètes et apôtres ont reçu différents titres et réalisé plusieurs œuvres, mais Christ les surpasse tous. Mentionnons à présent ce que le Coran a à dire à ce sujet.

  1. Il est la Parole de Dieu et Son Esprit comme nous le trouvons dans la Sourate al-Nisâ’ 4:171: "Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui". Dans la Sourate Âl ‘Imrân 3:45, nous lisons: "O Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera 'al-Masih' 'Issa', fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah"
    Dis-moi, mon ami, quels sont les prophètes ou les hommes dont le Coran dit qu'ils sont la Parole et l'Esprit de Dieu?
    Dieu a donné à certaines personnes le nom d'apôtre, de prophète, "d'avertisseur", ou de prédicateur. Mais tous ces noms sont moins importants que les noms "Parole de Dieu" et "Esprit de Dieu" donnés à Jésus Christ. Il est donc indubitablement plus grand que tous, surtout que l'Esprit est plus grand que l'apôtre, puisque "Esprit de Dieu" désigne Dieu Lui-même, tandis que "Son apôtre" est un autre individu.
    Des commentateurs tels que al-Razi, al-Jalâlayn et d'autres ont dit que Christ a reçu le nom de "Parole de Dieu" parce qu'Il fut appelé à l'existence par la parole, sans l'entremise d'un père. Nous leur demanderons cependant: "S'il en est ainsi, pourquoi Adam qui fut créé par un ordre verbal n'a pas été appelé lui aussi Parole de Dieu et Esprit de Dieu?"
    Cette appellation ne requiert-elle pas des savants musulmans d'étudier les mots "parole" et "esprit" dans les textes précédents qui, s'ils ne le déclarent pas, suggèrent du moins la prééminence et la divinité de Christ?
  2. Il crée, comme nous le voyons dans la Sourate Âl ‘Imrân 3:49: "Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans: et, par la permission d'Allah, cela devient un oiseau".
    Dieu a permis à Ses créatures de partager avec Lui plusieurs attributs tels que la générosité, la justice, la miséricorde et la charité. Il a également accordé à Ses prophètes le pouvoir de réaliser des miracles et de prédire des événements futurs avant leur accomplissement. Ce fut pour le bénéfice de l'homme et pour l'authentification de leur message céleste. Mais il a réservé pour Lui-même certaines choses qu'Il ne partagera avec personne.
    D'abord, l'omniprésence, le fait d'être présent en tout lieu (une présence imperceptible et illimitée) pour exercer un contrôle absolu et entendre le cri de tous les êtres vivants simultanément dans le monde entier. Mais la créature ne peut pas être présente en tout lieu au même moment. En résumé, aucune personne ni aucun roi ne peut être présent partout au même moment. Autrement, il deviendrait Dieu.
    En deuxième lieu, l'omnipotence est un pouvoir originel non dérivé. Les prophètes ont fait des choses étonnantes et des miracles irrésistibles que nul humain ne peut égaler, mais ils les ont réalisés par la puissance de Dieu et non par un pouvoir intrinsèque. Car Dieu seul est la cause de toutes les causes et la source de tout pouvoir. Si quelqu'un devait acquérir un pouvoir intrinsèque, il deviendrait comme Dieu et cela est évidemment absurde.
    En troisième lieu, le fait de créer et d'amener une âme à l'existence. Ce mot signifie faire ou amener quelque chose à l'existence à partir de rien. La définition que le dictionnaire en donne est la suivante: "Amener à l'existence ou former quelque chose d'une façon différente de tout ce qui existe auparavant".
    Le Dieu Tout-puissant a doté les prophètes et les apôtres du pouvoir de ressusciter les morts, rendre la parole aux muets, guérir différentes maladies et prédire les événements (avant qu'ils ne s'accomplissent). Mais Il n'a permis à personne de créer ou de donner l'esprit, excepté Jésus Christ. Pourquoi? Seulement parce que Christ est plus grand que les prophètes et les apôtres et occupe une place à part. De qui est-il dit dans le Coran qu'il a créé, même avec la permission de son Seigneur? Une telle chose n'est dite de personne, comme quiconque connaît bien le Coran peut le confirmer.
    Le verset précédent vous montre bien que le Coran affirme que Christ créait des oiseaux de la même façon que Dieu créa Adam, puisque Dieu forma l'homme de la poussière de la terre et souffla sur lui un souffle de vie, et il devint une âme vivante.
  3. Sa naissance miraculeuse, comme nous le lisons dans la Sourate al-Nisâ’ 4:171: "Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui". Cela signifie que Christ naquit sans l'entremise d'un père par une intervention miraculeuse du Saint-Esprit. C'est vrai que Adam n'eut pas de père, mais c'était par nécessité puisqu'il n'y avait pas d'êtres humains avant lui. La naissance de Christ, quant à elle, ne s'est pas faite par nécessité, mais du fait du plan de Dieu pour être un signe pour le monde; "... et fîmes d'elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l'univers" (Sourate al-Anbiya' 21:91).
    "Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part" (Sourate Maryam 19:21).
    La naissance miraculeuse de Christ n'attire t-elle pas l'attention du musulman honnête et ne l'amène t-elle pas à croire que Christ ('Isa) n'a pas d'égal parmi les hommes et occupe la position la plus élevée?
  4. Son éminence dans ce monde et dans l'autre, comme nous le voyons dans la Sourate Âl ‘Imrân 3:45: "O Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera al-Masih 'Isa, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah".
    Al-Kashshaf a dit: "Eminence dans ce monde signifie prophétie et préséance sur les hommes, et dans l'au-delà, intercession et exaltation de position dans le paradis". Al-Razi et Jalaleddin al-Souyouti ont interprété ce verset exactement de la même de la même manière.
    Pour ce qui est de l'éminence de Moïse évoquée dans la Sourate al-Ahzâb 33:69 "... il était honorable auprès d'Allah", al-Razi l'a interprétée comme signifiant la connaissance. Dans son explication des mots "il était honorable auprès d'Allah", il a également dit: ce ne sont pas toutes les personnes éminentes qui sont honorables car, au paradis, les gens sont hiérarchisés par rangs et par degré ; c'est pourquoi Dieu a dit: "Alors vous serez trois catégories ... ce sont ceux-là les plus rapprochés d'Allah" (Sourate al-Wâqi'at 56:7+11).
    On découvre, en étudiant le Coran, que nul autre que Christ n'a été décrit comme étant illustre dans ce monde et dans l'autre, et aucun des prophètes et des apôtres ne jouit de cette distinction, excepté Lui. S'il vous plaît, faites des recherches, voyez et dites-moi ensuite pourquoi. Informez-vous du pourquoi et vous serez étonné!
    L'absence de toute mention de péché mis à Son compte (Revoyez le cinquième discours).
    La Sourate Âl ‘Imrân 3 au verset 55 nous dit que Dieu l'a élevé vers Lui au ciel: "O Jésus, certes, je vais te prendre (mutawaffeeka) et t'élever vers Moi (râfi'uka 'ilayya), et te purifier (mutahhiruka) de ceux qui n'ont pas cru". Nous avons précédemment discuté de ce que signifie "te prendre" (mutawaffeeka); nul n'est donc besoin de se répéter ici. Nous désirons plutôt clarifier le sens des mots "t'élever vers Moi" (râfi'uka 'ilayya). Al-Razi a dit: ce qui est signifié par 'élever', c'est placer haut dans l'estime de Dieu. Les mots 'vers Moi' sont utilisés dans le sens de l'exaltation, d'élévation. Les mots 'te purifier' signifient t'enlever du milieu des infidèles. Comme le mot 'élever' indique Son exaltation, le mot 'purifier' indique Sa délivrance. Tout cela indique un désir d'honorer et de magnifier très fortement Christ dans Sa position auprès du Dieu Tout-puissant.

En expliquant "t'élever vers Moi", al-Kashshaf a dit: "te prendre dans mon ciel et auprès de mes anges". Elever Christ dans le Coran signifie l'exalter (de celui qui est hautement honoré). L'Evangile nous informe de la raison de l'exaltation de Christ en disant:

"Existant en forme de Dieu, il n'a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher, mais il s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et il a paru comme un vrai homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père" (Philippiens 2:6-11). Ce sujet ne nous demande t-il pas de nous informer du pourquoi? Si vous, lecteur considéré, vouliez connaître de moi la raison, je vous répondrais par un verset de l'Evangile qui l'a exprimée de la façon la plus claire:

"Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et pensées du cœur" (Hébreux 4:12).


1.08 - Septieme discours: Trinite dans l'Unite

Pour permettre au lecteur d'être bien informé au sujet de la doctrine chrétienne de l'unité de Dieu et de la trinité, je vais maintenant présenter en détail la première doctrine de la foi chrétienne.

"Il n'y a pas d'autre divinité que le seul Dieu; Vivant, Véritable, Eternel, sans corps, parties ou émotions. Dont la puissance, la sagesse et la bonté sont illimitées, créateur de toutes choses, visibles et invisibles. En ce seul Dieu, il y a trois personnes consubstantielles, co-éternelles et possédant la même puissance; ce sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit".

Cette confession de foi est bien étayée par des versets de la Torah et de l'Evangile. Elle n'est donc pas une invention des chrétiens. La question de savoir si elle a été ainsi comprise de prime abord ou si elle a été le résultat d'un débat logique trouvera sa réponse dans les lignes qui suivent.

Elle n'est pas pleinement comprise parce qu'elle se situe au-dessus de la capacité de perception des fils d'Adam. Cependant, c'est une réalité et un fait communément admis, bien que la majorité des chercheurs musulmans n'aient pas pu la comprendre à cause de la doctrine islamique qui dit: "La recherche au sujet de l'essence de Dieu est infidélité" (Hadith).

Je n'essaierai pas d'expliquer maintenant une doctrine que les anciens n'ont pas pu expliquer et dont l'essence n'a pu être appréhendée par ceux des temps modernes, parce qu'il s'agit d'une recherche sur la nature de Dieu, le Créateur de tous les êtres. Puisque les savants ne peuvent comprendre le secret de ces êtres créés, comment pourraient-ils donc comprendre la nature de la Cause Première, le Créateur? Je voudrais d'abord démontrer que nous devons accepter ce concept par la foi, dans notre cœur, même si notre esprit ne le comprend pas. Il doit en être ainsi parce que le concept est présenté en détail dans le livre inspiré de Dieu qui est le guide de l'humanité. Je veux dire la Torah et l'Evangile. Je voudrais, en deuxième lieu, relever à l'intention de mes frères musulmans qu'ils ont eux-mêmes plusieurs croyances fondamentales qui ne sont pas logiques. La plus importante de celles-ci est la croyance en Dieu. Pourquoi donc nous demandent-ils de prouver ce que eux-mêmes ne peuvent pas prouver?

Tout d'abord, tous ceux qui croient en Dieu, qu'ils soient Juifs, chrétiens ou musulmans, ne connaissent rien de Dieu en dehors de ce qu'Il a révélé de Lui-même. Tout ce qui vient s'y ajouter n'est qu'imagination et spéculation des savants. Les personnes pieuses ne peuvent s'appuyer là-dessus et on ne peut en faire usage pour convaincre les sceptiques.

Nous ne pouvons pas, par nos propres perceptions, appréhender notre créateur. Si nous le pouvions, Il cesserait d'être Dieu. Seul Dieu peut comprendre Dieu. Bien que Dieu soit l'être suprême, Il remplit les cieux et les mondes sans avoir une longueur, une largeur, une hauteur, une profondeur ou une origine, contrairement aux autres êtres. Parce qu'Il est illimité et incompréhensible, Il s'élève au-dessus de toute analogie et représentation. Quoi que votre esprit puisse concevoir, Dieu est autre. Nous ne devrions donc pas trop présumer de nos forces en essayant de sonder ce que nos esprits sont incapables de sonder. Acceptons plutôt ce que Dieu nous a révélé de Lui-même sans recherche ou débat. Ce serait une attitude proche de la piété.

Le plus important est de chercher à savoir si le Livre (la Torah et l'Evangile) vient de Dieu ou non. Si nous répondons par l'affirmative (et, Dieu merci, il en est ainsi), nous devons croire tout ce que nous y lisons, que cela soit en accord ou en désaccord avec notre pensée. Car il ne nous est pas permis de croire en une partie du Livre que nous comprenons et de rejeter les autres parties que nous ne comprenons pas. Dans le Coran, de telles personnes sont blâmées, comme nous le voyons dans la Sourate al-Baqara 2:85: "Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste? Ceux d'entre vous qui agissent de la sorte ne méritent que l'ignominie dans cette vie, et au jour de la résurrection ils seront refoulés au plus dur châtiment".

Bien souvent, nos frères musulmans reprochent à la Torah et à l'Evangile de dire de Dieu qu'Il a parlé, entendu, écrit de Son doigt, a été triste, inquiet, et autres anthropomorphismes de ce genre.

Pour ôter tout doute de leur cœur, nous voudrions leur rappeler que le Coran fait également usage d'expressions semblables. En voici quelques-unes:

"Le récit de Moise t'est-il parvenu? Lorsqu'il vit du feu, il dit à sa famille: 'Restez ici! Je vois du feu de loin; peut-être vous en apporterai-je un tison, ou trouverai-je auprès du feu de quoi me guider. Puis, lorsqu'il y arriva, il fut interpellé: 'Moise! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée, Tuwa" (Sourate Tâ Ha 20:9-12).

"Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche ou se trouve une lampe. La lampe est dans un (récipient de) cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat" (Sourate al-Nour 24:35).

"La main d'Allah est au-dessus de leurs mains" (Sourate al-Fath 48:10).

"Et il [Abraham] dit: Moi, je pars vers mon Seigneur" (Sourate Al al-Sâffât 37:99)

"Et quiconque émigre dans le sentier d'Allah..." (Sourate al-Nisâ’ 4:100)

"Et à cause de leur parole: Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah" (Sourate al-Nisâ’ 4:157)

"Et c'est à Allah que toute chose est ramenée" (Sourate al-Baqara 2:210).

"... puis S'est établi (istawa) sur le trône" (Sourate al-A’râf 7:54).

"... puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel ..." (Sourate al-Baqara 2:29)

"Quand Allah dit: O Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te purifier de ceux qui n'ont pas cru" (Sourate Âl ‘Imrân 3:55).

"Tout ce qui est sur elle (la terre) doit disparaître, (seule) subsistera la Face (wajh) de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse" (Sourate al-Rahmân 55:26-27).

"Tout doit périr, sauf Son Visage" (Sourate al-Qasas 28:88).

Dans le Coran, nous avons des paroles qui attribuent à Dieu l'amour, la colère et le plaisir qui sont des réactions émotionnelles, de même que le regret et l'oubli: "Aujourd'hui, Nous les oublierons ..." (Sourate al-A’râf 7:51)

Si vous prenez les versets précédents pour argent comptant, vous devriez admettre que Dieu était représenté par le feu ou qu'Il y était. Mais si vous dites qu'Il n'était pas représenté par le feu et qu'Il ne s'y trouvait pas, mais que c'était pour orienter Moise vers quelque chose, la fin du verset: "Enlève tes sandales: car tu es dans la vallée sacrée, Tuwa" vous contredit et prouve que j'ai raison. Si vous admettez que Dieu est lumière et que cette lumière est "semblable à une niche ou se trouve une lampe" etc., c'est là ce qui est connu comme étant un "oui et non" (houloul et hasr), un dilemme. Vous êtes alors obligé d'admettre que Dieu a une maison et une face, et ainsi de suite. Et cela, aucun musulman ne pourrait l'accepter.

Deuxièmement, vous dites, frère musulman, que vous ne croyez pas à la doctrine de la trinité (c'est à dire au fait que Dieu soit un en trois personnes) parce que vous ne pouvez pas la comprendre et que personne ne peut vous la prouver. Ce que vous oubliez, c'est que vous, en tant que musulman, avez avec le Juif et le chrétien, plusieurs croyances communes. Cependant, si ceux qui ne croient pas à l'inspiration vous demandent de prouver l'une de ces croyances, vous-même et les savants les plus compétents ne pourrez pas le faire. Vous ne pourrez pas non plus apporter une réponse étayée par une preuve.

Tous ceux qui croient en Dieu croient qu'Il a créé les cieux et tout ce qui s'y trouve comme soleils, lune, planètes et étoiles. Il forma le monde et tout ce qui s'y trouve comme planète et vie animale en six jours, puis créa l'Homme, un être vivant intelligent, par la Parole de Sa Bouche. Tout croyant croit que les nobles prophètes et les bons apôtres ont fait des miracles tels que la résurrection des morts, la guérison des muets et des paralytiques, et ainsi de suite. Tout croyant croit en la résurrection, savoir que tous les êtres humains depuis Adam jusqu'à la dernière personne se trouvant sur la terre ressusciteront, ceux qui sont morts de mort naturelle aussi bien que ceux qui ont été mangés par les poissons. De même, ceux qui ont été mangés par les bêtes des champs verront leurs esprits revenir dans leurs corps décomposés en diverses formes de terre, de plante, d'animal et de matière; tout cela, en vue du compte à rendre et du jugement.

Supposons qu'un infidèle vous défie au sujet de ces vérités et les nie. Seriez-vous à même de défendre vos croyances par un raisonnement logique et de donner une preuve saine et des arguments intellectuels en dehors des livres inspirés? Vous savez mieux que moi que vous ne pourrez pas fournir des preuves pour étayer les croyances citées plus haut.

Vous croyez en Dieu et lui faites confiance. Mais si je vous demandais: Qu'est ce que Dieu et ou est-Il? Vous ne pourriez pas me donner une réponse convaincante. Vous savez également que vous avez un esprit et vous y croyez. Cependant, vous ignorez ce qu'est l'esprit et où il est. En outre, vous savez et croyez que vous avez une mémoire et des capacités intellectuelles, mais vous ne comprenez pas leur nature. Il existe beaucoup de choses intangibles que vous ne comprenez même pas. Les savants ont dit que nous ne comprenons pas l'essence des choses matérielles, mais que nous en connaissons seulement les propriétés et les caractéristiques. Combien plus pouvons-nous dire cela au sujet des choses intangibles!

Je sais et vous savez, et les Juifs, les chrétiens et les musulmans savent tous que nous et eux croyons à des affirmations au sujet de la création, des miracles, de la résurrection, du jugement et de l'immortalité de l'âme. Nous croyons également en Dieu, non pas parce que nous pouvons prouver ces doctrines, mais parce qu'elles sont mentionnées dans des livres que nous considérons comme révélés par Dieu et infaillibles. Ainsi, le Juif croit en obéissance à son livre, la Torah, le chrétien croit à l'autorité de la Torah et de l'Evangile, et le musulman, à la soumission au Coran.

Si nous devions nier la trinité parce que nous ne pouvons pas la prouver, nous devrions nier toutes les autres doctrines. En fait, nous devrions nier toutes les révélations que nous ne pouvons pas prouver, comme l'auto-existence de Dieu et Sa nature éternelle, le fait qu'Il soit la Cause Première de toute chose, Son omniprésence, Son omniscience, le fait qu'Il sache tout ce qui s'est passé d'éternité en éternité, à tout moment dans le temps, et le fait qu'on ne puisse ajouter ou omettre à Sa connaissance.

Dieu est un en essence, trois en personne. Puisqu'Il est unique dans l'univers par Sa nature et Ses attributs, il n'est pas étonnant qu'Il soit supérieur à tout autre être par Son mode d'existence, et même qu'Il excelle par Ses attributs suprêmes. On dit qu'une essence ayant trois hypostases est impossible. Nous répondons que c'est là une affirmation non fondée, et que nos esprits finis n'ont pas créé une mesure de ce qui est possible et de ce qui n'est pas au-delà des limites de leur compréhension. Les personnes de la trinité sont un en essence, mais pas une essence générique ou qualitative. La pluralité dans la trinité n'affecte donc pas l'essence et n'implique pas une dichotomie essentielle, puisque l'essence de Dieu n'est pas matérielle, mais spirituelle. L'Esprit ne permet pas la division, quelles que soient les circonstances. Ainsi, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont, pour ce qui est de leur hypostase, de la même essence. Chacun d'eux jouit de l'essence de la seule divinité sans division ni séparation. Il n'existe pas, dans notre langue, un équivalent de la signification de l'hypostase qui nous permette de décrire la Sainte Trinité plus facilement.

Persistez-vous toujours à dire, après ce que j'ai expliqué, que la croyance du chrétien en la trinité trahit son ignorance? Continuez-vous, après tous ces exemples, à ne pas accepter la doctrine de la trinité parce qu'il n'existe pas de preuve intellectuelle pour l'étayer? Ne savez-vous pas que pour chaque question il existe une preuve d'un certain type? En matière historique, par exemple, vous ne pouvez pas prouver l'historicité d'Alexandre de Macédoine et de ses campagnes en Egypte, en Syrie, en Perse, en Inde et ailleurs par la Chimie, la Géométrie ou la logique. Pourquoi? Parce que ces événements relèvent de l'histoire et de rien d'autre! Ou pouvez-vous démontrer que le tout est plus grand que sa portion au moyen de la Chimie? Si ce principe est vrai, nous en concluons que chaque chose a une preuve qui lui est propre. Ainsi, les questions religieuses sont démontrées à travers les livres révélés ou inspirés, les problèmes mathématiques au moyen de preuves mathématiques comme en Arithmétique, en Algèbre ou en Géométrie. Les questions astronomiques relèvent de la science de l'Astronomie, ainsi de suite. N'essayez donc pas, frère musulman, de prouver les doctrines religieuses au moyen de la science, de peur que vous ne vous égariez au loin. Et pourquoi ne vous accordez-vous pas avec moi sur la question de la trinité? Il se peut que ce soit parce que nous sommes fondamentalement d'accords. Car vous dites: Dieu et Sa Parole et Son Esprit, ça fait trois. Et je dis: le Père, le Fils et le Saint-Esprit. "Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas 'trois'. Cessez! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique" (Sourate al-Nisâ’ 4:171). Nous croyons que Dieu a une Parole et un Esprit et Il est un avec Sa Parole et Son Esprit. Tout ce qui est en Dieu est Dieu selon vous. La Parole de Dieu est donc Dieu avec tous Ses attributs tels que l'être, l'infinité, et autres. L'Esprit de Dieu est également Dieu et partage avec lui l'existence d'éternité en éternité.

Pour conclure, je voudrais prier Dieu, qui est un en essence et trois en personne, de vous accorder Son Saint-Esprit et de vous convaincre dans votre cœur de la véracité de cette doctrine. Ainsi, vous y croirez, de même que vous avez cru qu'Il peut tout faire et qu'Il est digne de votre réponse.


1.09 - Huitieme discours: Le paraclet et Muhammad

Nos frères musulmans prétendent que le nom de leur prophète est mentionné dans l'Evangile, en se basant sur les paroles du Coran dans la Sourate al-Saff 61:6: "O Enfants d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah (nvoyé) à vous, confirmateur de ce qui, dans la Torah, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera 'Ahmad'".

On a dit que la signification du grec paraclet dans l'Evangile est la même que 'Ahmad', l'exalté, et que 'Ahmad' et 'Muhammad' sont le même nom. Certains allèguent que l'Evangile a été modifié parce que cette prédiction n'y est plus, bien qu'elle y soit toujours comme elle l'était du temps de Muhammad dans le texte grec.

Cependant, ce que le Coran a compris par 'Ahmad' a été mal interprété, car le mot dans le texte grec est PARACLETOS et non PERICLUTOS. La première forme signifie "Consolateur", tandis que la seconde signifie "le glorieux" ou "l'exalté" tout comme 'Ahmad' en arabe. En grec, c'est donc la forme PARACLETOS et non PERICLUTOS qui est correcte.

Ce verset se trouve toujours dans l'Evangile, prouvant qu'aucun changement n'y a été apporté. Revenons pour étudier à nouveau les versets contenant le mot "Paraclet" pour comprendre sa signification dans le Coran et voir s'il est juste de l'attribuer à Muhammad comme nos frères musulmans le soutiennent.

"Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité. que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous" (Jean 14:16-17).

"Quand sera venu le Consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi" (Jean 15:26).

"Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement" (Jean 16:7-8).

"Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit" (Actes 1:4-5).

"Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison ou ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer" (Actes 2:1-4).

Il est clair que Christ était le Maître des disciples quand Il était parmi eux. Il était leur Guide, leur Consolateur et leur Défenseur, de sorte qu'ils finirent par s'attacher à Lui. Par Sa prescience, Il savait que Sa séparation d'avec eux à travers la mort leur briserait le cœur. Il était convaincu qu'ils avaient besoin d'une aide céleste pour les fortifier, les aider et les consoler après Son départ. C'est pour cela qu'Il a promis de leur envoyer le Saint-Esprit pour être leur Consolateur comme vous l'avez vu dans les versets ci-dessus.

Après une étude attentive de ces textes, il devient clair pour nous que la personne promise ne pouvait pas être Muhammad le prophète de l'islam pour les raisons que nous trouvons dans ces mêmes versets.

D'abord, la personne promise n'était pas un être corporel (Esprit de vérité), ce qui faisait que le monde ne pouvait pas Le recevoir parce qu'il ne pouvait pas Le voir. Cette description ne correspond pas à Muhammad parce qu'il avait un corps et que le monde l'a vu, tant les croyants que les incroyants.

Deuxièmement, la personne promise était venue pour rester avec les disciples pour toujours. Cela ne peut pas non plus être dit de Muhammad, parce qu'il n'était pas venu du temps des disciples et n'était pas resté dans le monde pour toujours. Troisièmement, la personne promise se trouvait à ce moment là avec les disciples: "Car il demeure avec vous". Cela ne s'applique pas à Muhammad parce qu'il n'était pas avec les disciples.

Quatrièmement, Christ recommanda aux disciples "de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre" ce Consolateur, le Saint-Esprit. En obéissance à leur Maître (et les musulmans croient que les disciples étaient obéissants), il attendirent dix jours à Jérusalem jusqu'à ce que le Consolateur vint, "et ils furent tous remplis du Saint Esprit". Cela ne peut pas non plus s'appliquer à Muhammad. Autrement, il aurait fallu que les disciples attendent 600 ans à Jérusalem jusqu'à ce que Muhammad vienne. Combien de temps pouvaient-ils vivre, surtout que Christ leur a promis d'envoyer rapidement l'Esprit Consolateur? Autrement, la consolation viendrait après leur mort, ce qui aurait été inutile. Aussi, a-t-Il dit pour les encourager: "Car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit" (Actes 1:5).

Je ne pense pas que le frère musulman veuille croire que Christ est celui qui a envoyé Muhammad, parce que les versets cités plus haut montrent que Christ était celui qui envoya l'Esprit Consolateur. S'il en était ainsi, ce serait une autre question, car il devrait alors admettre la divinité de celui qui envoya (Christ), puisque Muhammad a soutenu être l'envoyé de Dieu. Voyez-vous? Je demande à Dieu de donner à mon frère musulman ce Saint-Esprit, comme il L'a donné à ces disciples afin qu'Il le conduise à la vérité, le guide sur le droit chemin, et éclaire son esprit, de sorte qu'il puisse distinguer entre le futile et l'utile!


1.10 - Conclusion

Vous avez appris de ce qui précède qu'il n'y a aucun moyen d'obtenir le pardon des péchés et la purification du cœur excepté en Christ, et qu'il n'existe aucun livre montrant la voie d'accès à ce salut excepté la Bible (la Torah et l'Evangile). Il n'existe pas de religion qui réconcilie la justice et la miséricorde de Dieu, montrant ainsi l'amour de Dieu pour l'homme, sauf la religion chrétienne. Saisissez l'opportunité, mon frère, parce que c'est maintenant le temps du salut et c'est aujourd'hui le jour de grâce et d'accueil.

L'objectif de ces discours et de leur étude est de parvenir à la vérité et d'obtenir le bonheur en suivant cette vérité. Pour conclure, je demande à Dieu, frère musulman, de vous accorder Son Saint-Esprit et de vous éclairer dans votre recherche de la vérité. Puisse Dieu vous guider sur le droit chemin dans vos prières quotidiennes pour que vous obteniez le salut en Christ et la vie éternelle au ciel pour toujours.


1.11 - Questionnaire

  1. Quelle place la Bible occupe t-elle dans la religion chrétienne?
  2. Comment le Coran considère t-il les musulmans qui ne croient pas à la Bible?
  3. Citez un verset coranique qui atteste la véracité de la Torah et de l'Evangile au temps de Muhammad et après.
  4. Comment peut-on prouver intellectuellement la véracité de la Torah et de l'Evangile?
  5. Ceux qui parlent de la modification et de la falsification du Livre peuvent-ils montrer les textes incriminés et dire dans quel but ils ont été modifiés ou falsifiés?
  6. A quel sujet le prophète Nahum a t-il prophétisé? Ses prophéties et celles des autres prophètes se sont-elles réalisé?
  7. Donnez une preuve archéologique qui atteste l'exactitude de la Torah et de l'Evangile.
  8. Qu'est ce que le savant Smith a découvert dans les ruines de Ninive?
  9. Citez les anciens manuscrits de la Bible.
  10. Citez un verset coranique qui réfute la théorie de l'abrogation.
  11. Dans quelle condition Dieu a t-il créé Adam et Eve? Sont-ils restés dans cette condition?
  12. Citez un texte biblique appuyé d'une référence coranique qui parle de la corruption et de l'égarement de toute l'humanité.
  13. Existe t-il une preuve que les prophètes ont péché?
  14. Selon la justice divine, que méritent les pécheurs?
  15. De qui les sacrifices sont-ils une préfiguration?
  16. Comment pouvez-vous confirmer la mort de Christ à partir du Coran?
  17. Existe t-il une preuve historique de la crucifixion de Christ?
  18. En quoi Christ est-il supérieur aux autres prophètes et au reste de l'humanité?
  19. Que dit Actes 4:13 au sujet de Jésus Christ?
  20. Comment pouvez-vous expliquer la doctrine de la trinité si on vous le demandait?
  21. Résumez votre compréhension de ce livre en deux lignes.

Si vous répondez correctement à 18 de ces questions, nous vous enverrons une autre brochure gratuitement. Nous attendons vos réponses. Quand vous aurez répondu aux questions, envoyez vos réponses a l'adresse suivante:

GRACE ET VERITE (Grace and Truth),
Boîte Postale 1806,
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S'il vous plaît, envoyez-nous votre nom et votre adresse complète, écrits lisiblement, avec vos réponses aux questions ci-dessus.

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Le Christ dit:
A celui qui a soif,
je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement.

(Apocalypse 21: 6)

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